Econopolis lance un fonds technologique mondial

©Jef Boes

Econopolis, l’entreprise de gestion d’actifs créée par Geert Noels, lance un fonds mondial dédié uniquement aux entreprises technologiques cotées en Bourse. À la barre, deux gros poissons de l’écosystème digital européen qui espèrent servir de locomotive aux investissements digitaux dans le royaume.

Créer un fonds composé uniquement d’entreprises considérées comme "disruptives" dans leur secteur spécifique au sein de l’industrie digitale mondiale, voilà pour l’ambition. Cela demande un travail conséquent de veille et une connaissance accrue de l’industrie digitale. Une tâche confiée au duo composé de Siddy Jobe et Marc Langeveld, qui sera à la tête du nouveau fonds lancé par Econopolis. Pour y parvenir, ils ont établi une liste de 400 entreprises cotées en Bourse et à haut potentiel technologique. Après affinage et analyse, ils ont ramené la liste à 40 entreprises représentatives des secteurs les plus en vue (intelligence artificielle, gaming, robotique, big data, etc.). Cette liste finale composera la base de travail de l’un des premiers fonds basé en Belgique entièrement consacré aux entreprises technologiques cotées.

25 millions €
Le nouveau fonds lancé par Econopolis vise 25 millions d’euros en gestion d’actifs pour la fin de l’année et 100 millions d’euros pour fin 2020.

"Les entreprises qui seront présentes dans le fonds seront à 40% de gros poissons de l’industrie digitale, 40% des entreprises du subtop et seulement 20% du portefeuille seront composés de jeunes pousses prometteuses qui seront des paris sur l’avenir. Des entreprises à haut potentiel, mais qui présentent un certain risque en termes d’investissement", explique Siddy Jobe.

Ambitieux mais prudents, les deux compères se positionnent comme des veilleurs attentifs de l’écosystème technologique avec des antennes dans les points chauds de la planète digitale, se chargeant eux-mêmes de trouver les futurs champions boursiers de l’industrie digitale en Europe.

Les futurs géants de la tech

Durant les 10 dernières années, on a vu des figures de proue comme Amazon, Facebook, Apple ou Netflix briller en Bourse, mais pourtant le duo veut proposer un portefeuille différent.

Le but est d’intégrer des entreprises leaders dans des marchés de niche et qui sont en train d’exploser, comme par exemple Elastic ou New Relic. Deux entreprises qui sont en train de révolutionner le secteur du cloud. "Il est intéressant de sélectionner des entreprises dans cette catégorie moins souvent explorée et de constituer un portefeuille diversifié. Leur chiffre d’affaires, leur marge bénéficiaire et leur flux de trésorerie augmentent beaucoup plus rapidement que chez les gros noms de l’industrie digitale", précise Marc Langeveld.

L’écosystème local en retard

En finalisant la liste des 40 entreprises qui feront partie du fonds, Siddy Jobe et Marc Langeveld n’ont finalement pas retenu d’entreprise belge et très peu d’européennes.

"La Belgique accuse un retard significatif sur ses voisins européens et encore plus sur les Etats-Unis, ce qui nous empêche pour l’instant d’intégrer des entreprises belges dans ce fonds."

Ils estiment d’ailleurs que l’écosystème local n’est pas encore suffisamment favorable à l’éclosion de véritables champions boursiers du digital. "L’écosystème européen est seulement en train de prendre des proportions intéressantes en termes de capitalisation et de valorisation depuis 5 ans. De son côté, la Belgique accuse un retard significatif sur ses voisins européens et encore plus sur les Etats-Unis, ce qui nous empêche pour l’instant d’intégrer des entreprises belges dans ce fonds."

Sûrs d’eux, les deux gestionnaires visent 25 millions d’euros de gestion d’actifs d’ici la fin de l’année et 100 millions d’euros fin 2020. Ils se basent sur leurs expériences respectives pour atteindre ces objectifs.

Repositionnement

Le fonds démarrera officiellement ses activités à la fin du mois de juillet, dans un contexte particulier pour l’entreprise fondée par Geert Noels et Geert Wellens en 2009.

Suite à des divergences stratégiques et des conflits d’intérêts, l’actionnariat d’Econopolis va être prochainement modifié avec le départ de Mark Leysen et Urbain Vandeurzen. Actionnaires historiques de l’entreprise, ils possèdent à eux deux 45% des parts de l’entreprise basée à Anvers.

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