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EVS réalise la plus grande acquisition de son histoire

EVS avait annoncé qu'elle pourrait saisir des opportunités d'acquisitions. Elle l'a fait en s'offrant le néerlandais Axon. ©Photo News

Le spécialiste liégeois de la technologie de production vidéo EVS annonce l'acquisition du néerlandais Axon pour plus de 10 millions d'euros.

EVS complète son portefeuille de solutions de production en direct. Le liégeois s'offre ainsi le néerlandais Axon, spécialisé dans l'infrastructure de réseau de diffusion. Le montant de l'opération est fixé à 10,5 millions d'euros versés en cash et par endettement. Il pourrait toutefois être revu à la hausse d'un montant maximal de 2,5 millions d'euros en fonction des performances (clause earn-out).

On apprend, par ailleurs, à la lecture du communiqué, qu'Axon affichait un chiffre d'affaires de 17,5 millions d'euros en 2019. Il emploie 80 personnes réparties dans des centres de développement aux Pays-Bas et au Royaume-Uni.

"Les produits d'Axon correspondent à notre vision d'un modèle de contrôle centralisé avec des ressources évolutives à redistribuer", déclare Benoit Quirynnen en charge de la stratégie d'EVS.

La marque Axon est appelée à disparaître au profit d'EVS dans les prochaines semaines. Le portefeuille et l'équipe seront, eux, intégrés à ceux de l'entreprise liégeoise.

Une page d'histoire

Cette acquisition est la plus importante dans l'histoire d'EVS. Elle sera bénéfique aux deux enseignes. Elle permettra à EVS d'étendre son empreinte mondiale. Pour Axon, cette présence mondiale d'EVS sera un atout qui l'aidera à accélérer son développement technologique.

La marque Axon est appelée à disparaître au profit d'EVS dans les prochaines semaines. Son portefeuille de produits sera aussi intégré à celui de l'entreprise liégeoise. Le communiqué précise également que les membres de l'équipe Axon feront partie du deal.

60 millions d'euros disponibles

EVS avait déjà annoncé son intention de ne pas rester les bras croisés face aux opportunités d'acquisitions. Serge Van Heck, le CEO, nous affirmait en février qu'une enveloppe de 60 millions d'euros était disponible pour permettre à l'entreprise de renouer avec la croissance. 

Il y a quelques jours encore, il reconnaissait, certes, que la société avait des points faibles (pas de grand actionnaire familial comme le soulignait KBCS, présente dans un marché très concurrentiel). Sereine la direction disait plancher sur des mesures pour se prémunir contre d'éventuelles tentatives hostiles. L'opération du jour répond, donc, aussi en partie à cette inquiétude. 

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