Facebook surveillé de très près par l’autorité de la concurrence

©Christophe Gateau/dpa

La position de leader incontesté de Facebook sur le marché suscite l’intérêt de la commission de la concurrence américaine. L’enquête en cours pourrait bien être portée au tribunal.

Facebook est une nouvelle fois sous l’œil inquiet des autorités américaines. C’est désormais au tour de la commission de la concurrence américaine (FTC) de se poser des questions sur le réseau social le plus utilisé dans le monde. Ce mercredi, Le Wall Street Journal présentait dans ses pages une série d’éléments poussant à croire qu’une procédure judiciaire contre l’entreprise de Mark Zuckerberg est de l’ordre du probable. Elle concernerait cette fois les acquisitions du groupe ayant eu lieu au cours des dernières années et qui auraient permis à Facebook d’étouffer la concurrence. 

En ligne de mire évidemment, les rachats d’Instagram et de WhatsApp qui depuis, ont pris une importance capitale dans les activités de Monsieur Zuckerberg.

En ligne de mire évidemment, les rachats d’Instagram et de WhatsApp qui depuis, ont pris une importance capitale dans les activités de Monsieur Zuckerberg. L’entrepreneur a fait l’acquisition du réseau social aux photos en 2012 pour un milliard d’euros. La messagerie instantanée a, elle, rejoint son groupe en 2014 pour la coquette somme de 19 milliards de dollars. A eux trois, les réseaux sociaux dominent aujourd’hui largement la concurrence, du moins dans la partie occidentale du globe. Un peu trop visiblement pour la commission de concurrence qui se penche de près sur la question depuis plus d’un an. Les interrogations de la FTC porte également sur un autre volet dévoilé par une enquête d’un consortium de journalistes. Ces derniers avaient mis en lumière en 2019 des pressions suspectes sur des développeurs, les poussant notamment à remettre des informations sur les utilisateurs.

Enquête ne dit pas toujours poursuite

Pour l’heure, le travail de recherche se poursuit, mais ce dernier pourrait bien passer à l’étape suivante si la majorité des cinq membres de la commission en charge de l’enquête décide de porter l’affaire devant les tribunaux. La situation ne serait pas une première. L’autorité de la concurrence a déjà amené Zuckerberg à s’expliquer devant un juge. L’affaire s’était bouclée sur une piquante amende de 5 milliards de dollars. Le tribunal n’avait pas vraiment apprécié le manque de clarté dans la politique de confidentialité du groupe. Mais qui dit enquête, ne dit pas nécessairement passage au tribunal. Après une longue investigation, Google avait ainsi évité la case judiciaire en 2013, rappelle le quotidien financier américain.

Mais qui dit enquête, ne dit pas nécessairement passage au tribunal. Après une longue enquête, Google avait ainsi évité la case judiciaire en 2013.

Si Facebook n’en est pas encore à devoir passer à la barre, le groupe affûte déjà sa défense. Le réseau social réfute tout éventuel problème de monopole. Pour cela, il rappelle notamment que si les deux acquisitions sont aujourd’hui un si grand succès, c’est notamment en raison de l’investissement et le travail fait depuis des années par Facebook.

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