Google déploie ses premiers ballons 4G au Kenya

Google avait testé son premier ballon 4G en 2013 en Nouvelle-Zélande (photo). Depuis ce mardi, ses ballons sont actifs au Kenya. ©BELGAIMAGE

Google et un opérateur local ont déployé 35 ballons dans le ciel kényan pour connecter une partie du territoire à internet.

D’étranges ballons à demi gonflés volent dans le ciel du Kenya depuis ce mardi. Il ne s’agit pas d’un festival de montgolfières, mais d’un projet de Google qui voit enfin le jour après des années d’attente. Le Kenya est le premier pays à bénéficier de cette infrastructure qui permet de connecter des zones reculées à internet.

35 ballons volent à plusieurs kilomètres d'altitude dans la stratosphère et fournissent un réseau 4G sur près de 50.000 km².

Le projet Loon a été imaginé dans les laboratoires de Google à Mountain View, en Californie, il y a presque 10 ans et connaît aujourd’hui sa première application commerciale. 35 ballons volent à plusieurs kilomètres d'altitude dans la stratosphère (bien au-dessus d’un avion de ligne) et fournissent un réseau 4G sur près de 50.000 km² dans le centre et l’ouest du Kenya. Le projet a pu voir le jour via un partenariat avec Telkom Kenya, le troisième plus gros opérateur local.

Jusqu’ici, les ballons avaient uniquement été utilisés lors de catastrophes naturelles, comme à Porto Rico en 2017 après le passage de l’ouragan Maria qui avait dévasté le réseau local. L’expérience kényane est observée par de nombreux opérateurs africains et asiatiques, très intéressés par le système. Il reste à prouver que ce dernier est fiable pour les utilisateurs et rentable pour les opérateurs. Le Kenya peut sembler un choix étonnant puisque le pays présente un taux de connexion à internet supérieur à ses voisins, avec environ 39 millions d’individus connectés sur une population totale de 48 millions de personnes. D'un point de vue plus global, l’Afrique est la zone avec le plus faible pourcentage d’utilisateur d’internet au monde.

Le premier jour, 35.000 personnes se sont connectées à internet via les ballons 4G. ©REUTERS

Le choix du pays s’explique justement par cette statistique locale avantageuse qui permet à Google de déployer une nouvelle technologie dans un pays ouvert à l’innovation et prêt à tester le système, car friand de streaming et de communication via WhatsApp. Sans oublier qu’il fallait trouver un opérateur qui accepte de prendre le risque de déployer un tel dispositif.

Une connexion stratosphérique

Les ballons, d'une taille d’un terrain de tennis chacun, sont fabriqués à base de feuilles de polyéthylène. Ils sont alimentés par des panneaux solaires et contrôlés depuis le sol via un logiciel issu des laboratoires de X, une société d'Alphabet – la maison-mère de Google – dédiée aux projets innovants. Vue de loin, l'expérience fait un peu "gadget", mais en réalité cela pourrait être une solution très intéressante et bien moins coûteuse que des antennes ou des câbles pour connecter des zones rurales et reculées. Le jour du lancement, 35.000 personnes se sont connectées à internet via les ballons 4G, preuve que la demande est là.

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