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Jeroen Poels, le CEO de Deltaworx qui impressionne Forbes

Jeroen Poels est repris dans le classement "Social Impact" de Forbes. ©SISKA VANDECASTEELE

À 27 ans, Jeroen Poels vient d'être repris dans le célèbre classement Forbes 30under30. Ce dernier recense les plus brillants Européens de moins de trente ans.

À l'exception de l'un ou l'autre article côté flamand, l'histoire de Jeoren Poels n'a pour le moment pas encore vraiment emballé la presse. Cela devrait rapidement changer. Il y a trois semaines, le magazine Forbes a repris le jeune entrepreneur dans son célèbre classement 30under30, listant les Européens de moins de 30 ans les plus brillants dans une série de secteurs. Jeroen Poels est repris dans le classement "social impact". Il faut dire qu'en quelques années, son projet a effectivement pas mal influencé la vie étudiante au nord du pays. Jeroen Poels est le fondateur de Deltaworx. En quelques années, son entreprise est devenue l'une des références en Flandre dans le monde du recrutement. À l'inverse de ses concurrents, la marque ne se focalise que sur le monde étudiant. Un choix qui a permis à la société de récupérer environ 10% de ce marché et talonner les géants de l'intérim avec un chiffre d'affaires de 4,5 millions d'euros.

Le résumé

  • Jeroen Poels est repris dans le classement 30un30 de Forbes.
  • Son entreprise de recrutement d'étudiants se bat au nord du pays avec les géants de l'intérim.
  • Le jeune patron est frustré de voir la façon dont est considérée sa génération.

L'histoire entrepreneuriale est belle. Mais si Forbes tient à mettre en avant cet Anversois, c'est probablement aussi pour son parcours et sa personnalité. L'idée de Deltaworx est sortie de son imagination à 16 ans. "Je travaillais à la plonge dans une salle de fête depuis un an", se souvient Jeroen Poels. "Le patron avait besoin d'un nouveau maître d'hôtel et personne n'était volontaire. Je me suis donc proposé et il a eu la folie d'accepter", sourit le responsable. Encore un ado, Jeroen sait toutefois ce qu'il veut et met directement ses conditions. "Je souhaitais pouvoir recruter moi-même. Cela m'a permis d'engager mes potes", rigole-t-il. Peu à peu, ils sont de plus en plus à demander à Jeroen un travail. Son employeur n'ayant plus de postes à pourvoir, Jeoren commence à démarcher d'autres employeurs. L'histoire de Deltaworx débute.

"J'ai lancé ma société en 2012, à 18 ans . 'Het Gazet van Antwerpen' a alors fait un article sur moi en me présentant comme le plus jeune CEO de Belgique. Cela a permis de faire exploser la société."
Jeoren Poels
CEO de Deltaworx

À 27 ans, Jeroen Poels dirige une société qui affiche un chiffre d'affaires de 4,5 millions d'euros. ©SISKA VANDECASTEELE

CEO à 18 ans

Son petit business démarre gentiment, mais en parallèle, sur les bancs de l'école, ce n'est pas le grand succès. "En quatrième secondaire, mes professeurs m'ont poussé à passer en professionnel. J'ai refusé, car je savais que j'étais capable de réussir". Bien vu. Jeroen bouclera la cinquième et sixième secondaire en une année en passant le jury central. Direction ensuite une haute école de commerce d'Anvers qu'il finira par abandonner. Pas de problème, en parallèle, Deltaworx prend de plus en plus forme. "J'ai lancé la société en 2012, à 18 ans. 'Het Gazet van Antwerpen' a alors fait un article sur moi en me présentant comme le plus jeune CEO de Belgique. Cela a permis de faire exploser la société". Aujourd'hui l'un des principaux acteurs au nord du pays, Jeroen Poels se verrait bien attaquer le marché wallon et pourquoi pas l'étranger par la suite. Avec toujours la priorité mise sur les plus jeunes.

"Il y a aujourd'hui un vrai problème avec la manière dont on traite cette génération qui n'est absolument pas écoutée."
Jeroen Poels
CEO de Deltaworx

À 27 ans,  Jeroen Poels affectionne visiblement travailler avec sa génération et celles qui suivent. Déjà actif depuis 11 ans, il connaît plutôt bien la manière dont elles fonctionnent. Mais lorsqu'il se penche sur la perception qu'a la société des moins de 30 ans, il hésite entre la déception et la colère. "Il y a aujourd'hui un vrai problème avec la manière dont on traite cette génération qui n'est absolument pas écoutée,", explique-t-il sans détours, citant les tentatives de la jeunesse pour faire bouger la politique sur le climat il y a deux ans. "Le sujet est crucial et pourtant, quel est le résultat de ce mouvement? Aujourd'hui, rien n'a évolué".

Mauvaise image des jeunes

Pire, avec la pandémie, l'image des jeunes a encore pris un sérieux coup. Incompréhensible selon lui. "Les rares moments où l'on parle des jeunes durant cette période, c'est toujours pour dénoncer leur comportement qui ne serait pas adapté et qui résume les jeunes à des organisateurs de lockdown party". Selon lui, c'est plutôt tout l'inverse. "Sur la période de la pandémie, Delatworx enregistre une croissance de 20% alors que l'Horeca est fermé et est habituellement un important employeur. Cela montre une seule chose: les jeunes se donnent encore plus", explique le patron. "J'ai eu énormément de contrats pour des postes pour désinfecter des caddies, accueillir les gens dans les centres de dépistages ou encore gérer l'afflux à Zaventem entre les deux vagues. Dans les faits, les jeunes sont des acteurs importants dans la lutte contre la pandémie. Mais cela, on en parle jamais. "

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