Kevin Mayer, le patron de TikTok, quitte l'entreprise

Kevin Mayer était arrivé chez TikTok en mai 2020. ©AFP

Kevin Mayer démissionne quelques mois après avoir pris la tête de TikTok. Ce départ intervient en plein bras-de-fer entre la société et le président Donald Trump.

Kevin Mayer a fait part de sa décision de quitter TikTok aux employés dans une note interne, a déclaré une porte-parole de la société. "C'est le coeur lourd que je vous annonce que j'ai décidé de quitter l'entreprise", a-t-il écrit. C'est Vanessa Pappas qui prendra sa place. Elle est actuellement directrice générale du service international de ByteDance, la société chinoise à qui appartient TikTok

"Nous apprécions que la dynamique politique de ces derniers mois ait considérablement modifié l'étendue du rôle de Kevin, et nous respectons pleinement sa décision", a déclaré la porte-parole dans un communiqué.

Sous les critiques de l'administration Trump

Le départ de Mayer survient quelques jours après que TikTok ait demandé à un juge fédéral d'empêcher l'administration Trump de promulguer une interdiction sur le réseau social en plein essor, entraînant une lutte géopolitique sur la technologie et le commerce dans une salle d'audience américaine.

TikTok et sa société mère chinoise ByteDance ont intenté une action, lundi devant le tribunal fédéral de Los Angeles, pour contester une ordonnance du 6 août du président Donald Trump interdisant aux résidents américains de traiter avec TikTok.

Trump affirme que TikTok représente un risque pour la sécurité des données des utilisateurs. La société a déclaré que la décision du président a été prise "pour des raisons politiques", qu'elle est inconstitutionnelle et qu'elle viole le droit à une procédure régulière.

Bien que cette interdiction ne prendra pas effet avant plusieurs semaines, elle a aggravé les tensions entre les États-Unis et la Chine. Le 14 août, Trump a ordonné à ByteDance de vendre ses actifs américains et a déclaré que les États-Unis devraient recevoir une part des bénéfices. Les groupes Microsoft et Oracle ont déjà manifesté leur intérêt pour le rachat de TikTok, qui maintient toujours ne pas représenter de menace pour la sécurité des États-Unis.

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