L'application belge Bsit lève 3 millions d'euros et rêve de l'international

©Bsit

La start-up bruxelloise, spécialisée dans les solutions de garde d’enfants, avait déjà levé deux fois des fonds depuis sa création en 2015. Cette fois-ci, elle a dû traverser la Manche pour trouver son bonheur.

Les levées de fonds dépassant le million d’euros en Belgique sont souvent l’apanage de start-ups B2B proposant des solutions "SaaS" (un logiciel hébergé dans le cloud). Bsit se trouve dans la situation opposée. L’entreprise propose une application mobile où trouver des solutions de baby-sitting pour les parents. Conséquence directe, la start-up a été forcée d’aller à Londres pour trouver chaussure à son pied.

Bsit a accompli ce qui me semblait impossible: une plateforme de garde d’enfants à deux faces, dont l’approche unique permet d’offrir un niveau de confiance inégalé aux utilisateurs.
Sitar Teli
Partner chez Connect Ventures

"En Belgique, c’était quasi impossible pour nous de faire cette levée de fonds. Le problème n’est pas l’argent, car il y en a énormément ici. Le problème se situe au niveau de l’accompagnement que va proposer la structure derrière les fonds", nous confie Dimitri De Boose, cofondateur et CEO de Bsit. Car lorsqu’une start-up belge orientée consommateurs espère devenir leader européen dans son domaine, elle doit chercher une structure qui va lui faire la courte échelle vers cet objectif.

London calling

5,8
millions
Depuis son lancement en 2015, la start-up bruxelloise a déjà levé 5,8 millions d’euros via 3 levées de fonds.

 Un constat qui a emmené Dimitri De Boose vers la capitale anglaise en février dernier pour rencontrer Connect Ventures, un fonds d’investissement réputé pour avoir notamment investi dans Typeform et Hitch. Après plusieurs réunions intenses, les deux parties sont tombées d’accord et le deal final a été signé il y a deux mois via une signature électronique à distance. On est une start-up digitale ou on ne l’est pas! Le fonds d’investissement Connect Ventures a mis sur la table la moitié du montant total de la levée. "Bsit a accompli ce qui me semblait impossible: une plateforme de garde d’enfants à deux côtés, dont l’approche unique permet d’offrir un niveau de confiance inégalé aux utilisateurs", explique Sitar Teli, partner chez Connect Ventures.

Aux côtés de Connect Ventures, on retrouve Kima Ventures et Tiny.vc. Sans oublier que plusieurs business angels de renom comme Jeremy LeVan, Errol Damelin et Divinia Knowles ont également mis la main au portefeuille. Des profils qui devraient aider Bsit à s’implanter au niveau international.

Obtenir la confiance des parents

La force de Bsit, c’est d’associer la technologie à l’aspect humain dans un business où la confiance du consommateur est la clé du succès. "La confiance et la personnalisation sont évidemment au cœur de la garde d’enfants, et avec Bsit, nous avons réussi à associer machine learning, recommandations sociales et algorithmes de recherche orientés sur la personne pour suggérer les sitters les plus adaptés aux besoins de chaque parent. Une plateforme de services à la personne fiable doit savoir combiner l’aspect tech avec des facteurs humains", détaille Dimitri De Boose.

La prochaine étape se trouve à Paris, où la start-up emploie déjà 3 personnes et va en recruter 6 autres dans les prochains mois. La jeune pousse aux 360.000 utilisateurs entend y reproduire ses succès rencontrés en Belgique et au Luxembourg. Elle espère pouvoir proposer à terme une plate-forme de services complète à destination des parents. Pour cela, elle dédie la moitié de ses équipes au développement du produit et va y investir une partie conséquente du montant levé.

Il s’agit d’une étape significative pour la start-up qui va maintenant devoir prouver qu’elle peut répliquer son modèle.

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