L'audiovisuel bruxellois étale son savoir-faire à la Mostra de Venise

©REUTERS

Que ce soit dans le domaine de la réalité virtuelle ou du cinéma, les entreprises bruxelloises sont déterminées à exploiter au mieux les opportunités offertes par ce festival de classe A.

Une dizaine d’entreprises et d’entrepreneurs issus de l’audiovisuel bruxellois sont venus démontrer leurs talents et leur appétit à la Mostra de Venise. Elles étaient accompagnées par la secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, Cécile Jodoigne, et par hub.brussels et screen.brussels, le pôle audiovisuel de la Région. L'objectif est clair: promouvoir le secteur audiovisuel bruxellois en mettant en avant l'expertise ces prestataires de services, tant en réalité virtuelle qu'en cinéma. 

Les défis de la VR

La secrétaire d’Etat au Commerce extérieur s’est largement prêtée au jeu, enchaînant plusieurs expériences VR avec une certaine excitation. Dans la première, baptisée "Make Noise", nous l’accompagnons. Un casque vissé sur les oreilles, nous sommes enfermés dans une salle noire. Ici, il sera question d’utiliser notre voix pour briser les barrières rencontrées par les suffragettes lors de la lutte pour gagner le vote des femmes.

Il devient de plus en plus difficile de trouver des profils compétents et quand on en trouve, il est encore plus difficile de les retenir.
Jean-Louis Decoster
fondateur de Poolpio

Plus loin, la ministre s’essaie à "The Roaming" produit par la Prairie Productions dont le studio bruxellois Demute a réalisé le son. Cette fois, il s’agit de sauver des enfants. Au final, les expériences VR sont bien plus variées qu’on ne le penserait. Elles peuvent être très objectives, ou complètement abstraites. Elles sont récréatives, éducatives, de plus en plus pédagogiques, ce qui tord un peu le cou aux critiques selon lesquelles le contenu VR serait de pauvre qualité.

Selon les chiffres de screen.brussels, quelque 50 entreprises sont actives en VR à Bruxelles dans les secteurs du divertissement, de la santé, l’éducation, le commerce ou l’immobilier. L’accès aux talents - et bien sûr le financement - font partie des principaux challenges de cette industrie qui cherche encore le chemin de le rentabilité. "Il devient de plus en plus difficile de trouver des profils compétents et quand on en trouve, il est encore plus difficile de les retenir", reconnaît Jean-Louis Decoster, fondateur de Poolpio, un studio de création de contenu immersif.

59 coproductions en 2 ans

Notons également que deux coproductions étaient sont en compétition des Venice Days cette année. Il s’agissait des films "Emma Peeters" produit par Take Five et réalisé par Nicole Palo et "Continuer" de Joachim Lafosse. En deux ans, les entreprises bruxelloises ont participé à 59 coproductions et de 500 à 600 tournages ont eu lieu à Bruxelles avec le soutien de screen.brussels. Au total, 78 projets ont été soutenus par le pôle audiovisuel. Près de 8 millions ont été investis pour 72 millions d’euros de dépenses audiovisuelles structurantes en Région de Bruxelles Capitale.

Les atouts de la capitale, notamment les financements disponibles (Tax-Shelter et fonds régionaux) ont été mis en avant lors d’un showcase. Selon Cécile Jodoigne, une trentaine de contacts ont été échangés à l’issue de ce voyage de promotion du secteur de l’audiovisuel bruxellois.

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