L'ESA signe sa première mission d'enlèvement d'un débris dans l'espace

Le premier débris appelé à être capturé et désorbité proviendra du lanceur européen Vega. ©ESA

L'Agence spatiale européenne (ESA) a annoncé, ce jeudi, la signature d'un contrat de 86 millions d'euros pour le premier enlèvement d'un élément de lanceur de sa fusée Vega, traînant en orbite depuis 2013.

L'Agence spatiale européenne (ESA) a signé, ce jeudi, un contrat de 86 millions d'euros pour nettoyer l'espace d'un premier débris, un élément de lanceur de sa fusée Vega traînant en orbite depuis 2013. L'ESA s'allie ainsi avec la société ClearSpace, une start-up gravitant autour de l'Ecole polytechnique de Lausanne (Suisse), pour inaugurer ce nouveau secteur commercial.

42.000
objets lancés
Plus de la moitié des 42.000 objets lancés en près de 60 ans d'activités spatiales sont encore en orbite.

En 2025, un engin ClearSpace-1 aura rendez-vous avec Vespa, une structure porteuse du lanceur européen Vega. Le but est de la capturer et de la désorbiter.

Plus de la moitié des 42.000 objets lancés en près de 60 ans d'activités spatiales sont encore en orbite et suivis régulièrement, souligne l'ESA dans un communiqué. "Avec une moyenne aujourd'hui de près de cent lancements annuels, et avec les désintégrations qui continuent de se produire à un taux historique moyen de quatre à cinq par an, le nombre de débris spatiaux va continuer d'augmenter régulièrement", ajoute l'agence basée à Paris.

Nouvelle approche de l'ESA

En concluant un contrat de service de bout en bout, plutôt qu'en développant un engin spatial défini pour une exploitation en interne, l'ESA adopte aussi une nouvelle approche: elle achète la mission initiale en lui apportant son expertise, dans le cadre de son programme de sécurité spatiale.

ClearSpace SA financera le coût restant de la mission par le biais d'investisseurs commerciaux. Elle assurera la direction de l'équipe industrielle. Les contributions proviennent d'entreprises de Suisse, de République tchèque, d'Allemagne, de Suède, de Pologne, du Royaume-Uni, du Portugal et de Roumanie.

Les ministres des 22 États membres de l'ESA avaient donné leur feu vert en novembre 2019 pour passer un contrat de service avec un fournisseur commercial pour l'enlèvement en toute sécurité d'un objet inactif en orbite terrestre basse.

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