L'UE ouvre une enquête approfondie sur le rachat de Fitbit par Google

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La Commission a annoncé ouvrir une "enquête approfondie" sur le projet de rachat de Fitbit par Google, qui pourrait renforcer sa position sur le marché de la publicité en ligne.

La Commission européenne a indiqué ce mardi ouvrir une "enquête approfondie" sur le projet de rachat par Google de Fitbit, spécialiste des objets connectés pour les activités physiques. La Commission "craint que l'opération proposée ne renforce encore la position de Google sur les marchés de la publicité en ligne, en accroissant le volume de données déjà important que Google pourrait utiliser pour personnaliser les publicités qu'elle propose ou qu'elle affiche", indique l'exécutif européen dans un communiqué.

"Notre enquête vise à garantir qu'à l'issue de l'opération, la maîtrise de Google sur les données collectées au moyen de dispositifs portables ne faussera pas la concurrence", a déclaré Margrethe Vestager, vice-présidente exécutive de la Commission chargée de la politique de concurrence.

"Ces données fournissent des informations essentielles sur la vie et la santé des utilisateurs de ces dispositifs."
Margrethe Vestager
Commissaire européenne à la Concurrence

Elle a souligné que l'utilisation des objets connectés "devrait augmenter considérablement au cours des années à venir" et s'accompagner "d'une croissance exponentielle des données générées par ces dispositifs". "Ces données fournissent des informations essentielles sur la vie et la santé des utilisateurs de ces dispositifs", a-t-elle noté.

Une menace pour la confidentialité des données

Le numéro un des moteurs de recherche avait annoncé début novembre 2019 le rachat de Fitbit, l'un des leaders mondiaux des objets connectés spécialisés dans les activités liées au sport et au bien-être, pour 2,1 milliards de dollars, la transaction devant être conclue en 2020.

Mais ce rachat a suscité des craintes, de la part d'organisations de consommateurs et du régulateur européen des données personnelles, qui y voient une menace pour la confidentialité de ces données et un risque d'accroître la position dominante du géant américain. L'exécutif européen a désormais jusqu'au 9 décembre 2020 pour rendre sa décision.

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