L'ULB lance Metop-C, un troisième satellite pour étudier l'air et le climat

Les mesures collectées par les deux premiers Metop ont permis de donner des alertes pour le suivi des éruptions volcaniques, comme celle du volcan Eyjafjöll. ©Reuters

Un nouveau satellite Metop doit être lancé pour étudier les activités humaines qui affectent la qualité de l’air et le climat. Une équipe de chercheurs de l’ULB travaille depuis près de 20 ans sur ces missions.

Un satellite Metop-C doit décoller dans la nuit de mardi à mercredi de Kourou, en Guyane, avec à son bord un nouveau sondeur atmosphérique qui permettra de mieux comprendre comment les activités humaines affectent la qualité de l’air et le climat. Une équipe de chercheurs de l’ULB travaille depuis près de 20 ans sur cette mission.

La famille Metop (Meteorological Operational) a été développée par l’Agence spatiale européenne et l’organisation européenne pour l’exploitation des satellites météorologiques Eumetsat. Sa construction a été confiée à Airbus Defence and Space. Il s’agit d’engins qui sont parmi les plus complexes au monde. Ils fournissent des données permettant d’une part d’effectuer des prévisions météorologiques de 12 heures à 10 jours à l’avance, et d’autre part de réaliser des études climatiques et environnementales. Deux des 3 satellites prévus ont déjà été lancés.

Chaque instrument délivre environ 1,2 million de données à décrypter par jour.

Construit par le Centre national d’études spatiales (CNES), le nouveau sondeur, baptisé IASI, est un condensé de technologies qui permet à la fois d’améliorer les prévisions météorologiques, de mesurer les concentrations des gaz polluants et de surveiller une série de paramètres clés pour l’étude du climat.

Lancés en 2006 et en 2012, Metop-A et B "sont toujours opérationnels", selon Cathy Clerbaux, chercheuse en chimie quantique et photophysique à l’ULB. La combinaison avec le troisième satellite "va permettre une couverture géographique exceptionnelle et inédite: tous les points du globe seront surveillés plusieurs fois par jour". Les sondeurs détectent les concentrations de dioxyde de carbone, de méthane, d’ozone, d’ammoniac, etc. dans l’atmosphère. Chaque instrument délivre environ 1,2 million de données à décrypter par jour.

Les mesures collectées par les deux premiers Metop ont permis de donner des alertes pour le suivi des épisodes de pollution au-dessus des zones urbaines, des grands feux qui ravagent des régions entières ou encore des éruptions volcaniques, comme celle du volcan Eyjafjöll.

Une nouvelle génération de satellite, Metop-SG, encore plus performante, sera lancée à partir de 2021. La nouvelle série comptera six satellites équipés de différents instruments afin de fournir des informations météos complémentaires.

L’entreprise liégeoise Amos a été retenue pour la conception et la fabrication de l’optique du télescope ainsi que du dérotateur de l’instrument, qui sera embarqué sur la série "A" (trois exemplaires) des futurs satellites. La Sonaca, de son côté, doit fabriquer les structures de vol en fibre de carbone de deux importants instruments de ces nouveaux engins.

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