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La Belgique peu compétitive sur le plan numérique

©© Uwe Umstätter/Westend61/Corbis

La Belgique occupe la 23e place du classement IMD de la compétitivité numérique qui est dominé par les Etats-Unis et Singapour.

On connaissait son classement annuel de la compétitivité des principales économies de la planète. Depuis 2017, l’école de commerce suisse IMD s’attache à également classer les pays en fonction de leur compétitivité numérique. Elle a publié mardi la deuxième fournée de ce classement basé sur une cinquantaine de critères mesurant l’adaptation de ces pays aux évolutions technologiques dans le secteur numérique et leur degré de préparation aux progrès futurs. Classant sept pays dans le top 10 (sur 63 pays), l’Europe occidentale ne s’en sort pas mal. Pas mal du tout, même si le classement 2018 est dominé par les Etats-Unis et Singapour, champions en termes de know-how technologique et où les conditions de développement des nouvelles technologies numériques seraient les meilleures.

Faiblesses structurelles

©Mediafin

Il faut descendre jusqu’à la 23e place pour retrouver la Belgique, qui se classe derrière ses voisins néerlandais et allemands, mais devant le Luxembourg et la France. Ce classement n’est pas mauvais en soi, et est même légèrement meilleur que notre 26e place en termes de compétitivité globale (dans le classement IMD publié le mois dernier). Mais, il est cependant révélateur de certaines faiblesses structurelles dont souffre notre pays, à commencer par la faible proportion de diplômés sortant de filières scientifiques (le classement se focalise ici sur les sciences naturelles, les mathématiques et statistiques, l’informatique, et les technologies de l’information et de la communication). La Belgique se classe 52e en la matière, soit son plus mauvais score dans ce classement.

Notre pays n’est également que 51e en matière d’accès de sa population à l’internet haut débit sans fil. On fait à peine mieux en ce qui concerne l’accès au réseau mobile 3G ou à la 4G (41e). Une situation qui s’explique notamment par des réglementations plus strictes qu’ailleurs – c’est le cas à Bruxelles – ou une topographie moins favorable dans certains coins de Wallonie. Et on ne parle pas encore de la 5G…

La Belgique est 51e (sur 63) en matière d’accès de sa population à l’internet haut débit sans fil.

Autre faiblesse pointée: la faible utilisation du numérique dans les relations de la population avec ses administrations et le pouvoir politique. La Belgique se classe ici 42e. Pourtant, ce n’est pas faute, pour les Belges, de posséder les outils lui permettant de se lancer dans le numérique. On est en effet 10e en matière de possession de tablettes (mais 23e pour la possession de smartphones…).

Quelques bons points

Il y a bien des domaines dans lesquels la Belgique se distingue. Elle fait partie du top 5 des pays les plus ouverts en matière de lois d’immigration, un critère repris dans le classement global de compétitivité et qui mesure l’ouverture des pays aux immigrés qualifiés. On se classe 8e pour ce qui est du niveau du financement public de l’enseignement et 10e en matière d’expérience internationale dont jouissent les travailleurs belges. Autre bon point: la propension des PME belges (de 50 à 250 travailleurs) à s’ouvrir aux innovations numériques (7e). Bref, il y a de l’espoir…

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