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La cybercriminalité a bondi en 2020

Le phishing a connu une nette hausse au début de la crise du coronavirus, pendant les mois de mars et d'avril ©Shutterstock

La criminalité informatique a grimpé de 26,6% en 2020, notamment en raison de la crise du coronavirus. Les cas de phishing, ou hameçonnage, ont particulièrement augmenté.

Les signalements en matière de cybercriminalité ont explosé en Belgique l'année dernière, selon les statistiques policières de criminalité, publiées ce mercredi. Parmi eux, le nombre de signalements en matière de phishing, ou hameçonnage, a connu une augmentation sans précédent: 7.424 procès-verbaux ont été rédigés, soit trois fois plus qu'en 2019.

Ce type de criminalité consistant à voler les données d'utilisateurs a connu une nette hausse au début de la crise du coronavirus, pendant les mois de mars et d'avril. L’hameçonnage a ensuite baissé légèrement au cours de l'été, avant de fluctuer autour de 700 signalements par mois à l'automne, relève la police fédérale dans un communiqué.

Mais le phishing n'est que l'une des différentes formes de cybercriminalité, souligne-t-elle. Au total, 43.501 cas de criminalité informatique ont été enregistrés en 2020, soit 26,6 % de plus qu'en 2019. Une augmentation observée depuis plusieurs années. 

"Les mesures prises dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, telles que le télétravail obligatoire et la fermeture de certains magasins, ont probablement conduit à une utilisation accrue des outils informatiques et d'Internet, et donc à une plus grande vulnérabilité en ligne."
Police fédérale

Soutien pandémique

Les infractions "classiques", telles que l'escroquerie ou la fraude, sont, elles aussi, de plus en plus souvent commises dans le monde numérique. La fraude par internet est ainsi particulièrement fréquente, avec 35.938 faits enregistrés en 2020, soit une augmentation de 41,4 % par rapport à 2019, pointe la police fédérale.

"Heureusement, la police n'est pas à la traîne. La transformation numérique que connaît notre société s'étend aux services de police."
Annelies Verlinden
Ministre de l'Intérieur

Selon elle, le glissement de la criminalité du monde réel vers le monde numérique semble s'être encore accentué pendant la pandémie de coronavirus. "Les mesures prises dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, telles que le télétravail obligatoire et la fermeture de certains magasins, ont probablement conduit à une utilisation accrue des outils informatiques et d'Internet, et donc à une plus grande vulnérabilité en ligne", explique la police fédérale.

La police réagit

"Heureusement, la police n'est pas à la traîne. La transformation numérique que connaît notre société s'étend aux services de police", souligne toutefois la ministre de l'Intérieur, Annelies Verlinden. Le vice-premier ministre et ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne, a également rappelé que les enquêteurs de l'affaire SKY ECC ont récemment réussi à lire les cryptophones alors que ceux-ci étaient considérés comme incassables. La police judiciaire fédérale de Flandre orientale a ainsi pu identifier un cas de fraude à grande échelle avec des cryptomonnaies. À la mi-juin, trois phishers présumés ont été arrêtés à Gand, soupçonnés d'avoir fait au moins 50 victimes.

D'autres formes de criminalité, notamment les vols et les cambriolages, ont en revanche connu une forte baisse en raison de la crise du coronavirus. Au total, la police locale et la police fédérale ont enregistré un total de 969.383 faits criminels commis en 2020. Cela représente une augmentation de 7,1% par rapport à 2019. Cette augmentation est toutefois principalement due aux contrôles de l'application des mesures visant à limiter la propagation du coronavirus.

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