La formation au code de 19 déjà un succès

La formation à l’école de codage 19 se fait en autonomie, sans professeur. ©Dieter Telemans

La filiale belge du projet de formation au codage de Xavier Niel s’apprête à terminer sa première année "scolaire". Après seulement 9 mois de formation, 4 étudiants ont déjà signé un CDI. Les premiers résultats sont donc encourageants et l’engouement toujours aussi présent.

Avec la fin du mois de juin qui se profile, cela sent forcément la fin de l’année scolaire. L’heure est donc au blocus et aux examens pour la plupart des étudiants du pays. Pas pour ceux de l’école 19. Lancée en octobre dernier, cette école de codage n’est pas tout à fait comme les autres. Apprentissage en autonomie, horaire libre, accent mis sur la diversité, la version belge de l’école 42 de Xavier Niel termine sa première année scolaire. Les premiers pas dans l’apprentissage du codage sont visiblement déjà un succès. "C’était beau d’avoir l’idée, de trouver des partenaires pour la financer et de remplir l’école. Mais il faut désormais que ça porte ses fruits", explique John-Alexander Bogaerts, à l’origine du projet.

"Sur les 150 étudiants, une quinzaine a déjà atteint le niveau 7."
John-Alexander Bogaerts
cofondateur de 19

À l’heure de faire un premier point, le responsable est plutôt enthousiaste. "Sur les 150 étudiants, une quinzaine a déjà atteint le niveau 7", explique-t-il. Au total, 21 niveaux sont disponibles durant la formation. Chacun avance à son rythme, le septième étant celui qui permet de revendiquer un passage par l’école. "C’est aussi la condition pour partir en stage. Quatre sur les quinze stagiaires ont déjà signé un CDI. On est donc bien parti pour remplir l’objectif du projet: obtenir un taux d’embauche des étudiants passés par 19 de 100%", explique encore le responsable. Si les plus précoces signent déjà des contrats, les autres disposent encore de neuf mois pour valider leur passage au niveau 7. "Comparé aux autres implantations, le rythme d’évolution des étudiants est assez comparable", confie-t-on du côté de l’école.

L’année prochaine déjà complète

Une bonne nouvelle pour le projet. Entièrement financée par un consortium d’une douzaine de grandes entreprises dont Besix, Deloitte ou encore Proximus, l’école a besoin de convaincre pour se pérenniser. "Nos partenaires ont signé pour trois ans. Il est évidemment trop tôt pour déjà les faire rempiler mais les contacts qu’on a avec certains sont très positifs pour la suite", assure John-Alexander Bogaerts. Si les entreprises sont enthousiastes, les étudiants le sont visiblement aussi. "Nous effectuons des sessions de sélection en juillet et août. Les deux sont déjà complètes", assure le responsable. L’école, qui peut accueillir jusqu’à 450 étudiants, va donc petit à petit continuer à prendre de l’ampleur. Il faudra donc penser à voir plus grand. "Nous avons deux possibilités. Ouvrir une école dans une autre ville ou agrandir le site de Bruxelles. C’est encore trop tôt pour en dire plus mais il y a clairement cette volonté de continuer à progresser. En Belgique, il y a de la place pour 1.500 étudiants en codage", avance encore John-Alexander Bogaerts.

L’école bruxelloise n’est d’ailleurs pas la seule à se porter bien. Mardi, 42 a annoncé l’ouverture prochaine de 11 nouvelles écoles de codage partout dans le monde, portant le total à 20. "Nous sommes spontanément contactés pour en lancer. On devrait continuer à ouvrir une dizaine de nouveaux centres par an dans les années à venir", explique Sophie Viger, la directrice générale de 42. La formation compte également profiter de son réseau grandissant pour encore améliorer son enseignement pas comme les autres. "Il y aura désormais la possibilité d’échange entre les écoles du réseau. Cette ouverture est très utile dans notre métier. Les développeurs sont souvent amenés à travailler dans d’autres langues ou avec des personnes issues d’autres cultures. Jusqu’ici, c’était une aptitude qui s’apprenait sur le tas", conclut Viger.

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