Publicité

La reconnaissance faciale se généralise en Europe

©Bloomberg

Selon une étude commandée par les Verts européens, la reconnaissance faciale est en plein développement. La Belgique est toutefois l'un des six pays d'Europe à ne pas prévoir une implantation à court terme.

La reconnaissance faciale est aujourd'hui l'une des technologies qui posent le plus de questions. Mais concrètement, où en est-elle aujourd'hui? Lundi, cinq universitaires présentaient leur étude portant sur le déploiement de la fameuse technologie en Europe. L'étude menée a été commandée par le groupe les Verts et se penche principalement sur la reconnaissance faciale qui permet, via l'enregistrement vidéo, de repérer un individu en le comparant à une base de données (une photo de la personne par exemple).

Selon ses auteurs, il en ressort une généralisation de plus en plus importante de l'utilisation de la technologie à des fins de surveillance. Selon les responsables de l’étude, onze pays européens disposeraient déjà d'un système de reconnaissance biométrique, utilisé notamment a posteriori dans le cadre d'enquête judiciaire. Si aucun chiffre concret ne ressort des 120 pages de l'étude, les auteurs du rapport pointent sur les dernières années une série d'exemples de mise en place progressive de la technologie. Les chercheurs ont également dressé une carte interactive du Vieux continent permettant de visualiser les récentes démarches entreprises aussi bien par des entités publiques que par le secteur privé.

L’exemple marquant de Zaventem

Au final, six pays n'auraient pas d'implémentation prévue dans un futur proche. Ces pays sont la Pologne, le Portugal, le Danemark, la Bulgarie, la Slovaquie et la Belgique. Si la Belgique fait partie des exceptions, notre pays s'est déjà penché sur la question de la reconnaissance faciale. L'exemple le plus marquant fut celui de Zaventem. En 2019, on apprenait que des tests étaient effectués à l'aéroport. Une expérience menée sans autorisation et donc illégale qui fut finalement arrêtée peu de temps après.

"Souvent les démarches sont entreprises sans autorisation, avant d'être stoppées, car elles ne sont pas légales."
Francesco Ragazzi
Professeur responsable de l'étude

En revanche, d'autres pays sont beaucoup plus avancés sur la question. C'est le cas de la France où les expériences se multiplient dans plusieurs villes, dont Nice et Marseille. À Metz également, où les responsables du club de football expliquent disposer déjà du nécessaire pour pouvoir effectuer ce type de reconnaissance à l'entrée de son stade et ainsi en refuser l'accès aux hooligans fichés.

Les responsables de l'étude dénoncent la manière dont sont réalisées ces expérimentations. "Souvent les démarches sont entreprises sans les autorisations avant d'être stoppées, car elles ne sont pas légales", explique Francesco Ragazzi, professeur à l'Université de Leiden et coordinateur de l'étude. "Ce fut le cas pour l'initiative qui voulait vérifier le port du masque à Paris il y a quelques mois."

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés