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La société liégeoise Sensorade va distribuer ses micro-capteurs aux quatre coins du monde

Taipro et Sensorade ont été fondées par Michel Saint-Mard (à gauche) et Fabrice Haudry.

La filiale de Taipro Engineering vient de conclure deux contrats pour la distribution de ses micro-capteurs dans une douzaine de pays en Europe, en Amérique du Nord et en Asie.

La jeune société liégeoise Sensorade, spécialisée dans la fabrication de micro-capteurs, vient de signer deux contrats qui lui ouvrent les portes de nombreux pays industrialisés dans le monde. Sensorade est une filiale de Taipro Engineering, une petite entreprise basée à Liège et active dans la microélectronique sur mesure. La spin-off a été créée il y a un an pour assurer la commercialisation d’une gamme de micro-capteurs de pression de fluide, présentés comme les plus petits au monde. 

Ces micro-capteurs sont destinés à un marché technologique de niche lié aux calculs aérodynamiques de pointe. Là où Taipro conçoit et produit "sur mesure" des microsystèmes électroniques à haute valeur ajoutée pour le compte de tiers, Sensorade se concentre sur la fabrication en série d'équipements plus pointus.

Une dimension internationale

Le premier des deux accords de distribution conclus ouvre les portes de la Suède et de la Finlande. Le second, avec un distributeur différent, porte sur une dizaine de pays, dont l'Amérique du Nord, la Chine, l’Inde, la Corée du Sud et les grands pays européens. "On considère, sur base de ces accords, que l’on devrait vendre une centaine de capteurs par an sur chacun de ces territoires", se réjouit Michel Saint-Mard, qui cumule actuellement les fonctions de CEO à la tête de Taipro et de Sensorade. "Ce qui représentera un chiffre d’affaires de 1,5 million environ pour Sensorade. Toute la gamme des micro-capteurs de pression de la société fait partie de l’accord, soit environ une petite trentaine de modèles différents, suivant la taille et la pression."

"On considère que l’on devrait vendre une centaine de capteurs par an sur chacun de ces territoires."
Michel Saint-Mard
CEO de Sensorade et de Taipro

Il s’agit d'un des plus gros contrats à ce jour pour la jeune société, qui avait déjà convaincu quelques acteurs renommés, dont l’Institut Von Karmann à Rhode-Saint-Genèse – référence mondiale en matière de dynamique des fluides – les universités de Delft aux Pays-Bas et de Southampton en Grande-Bretagne, ainsi qu’un distributeur japonais.

"On entre dans une véritable dimension internationale. Il s’agit en plus de contrats non exclusifs, qui prévoient une obligation de stocks pour les distributeurs", précise le CEO. Les capteurs devraient être utilisés par les sociétés spécialisées en soufflerie, par exemple pour des futurs lanceurs ou des éoliennes. 

Il s’agit d'un des plus gros contrats à ce jour pour la jeune société.

Ces deux contrats entraîneront une série d’investissements en équipements à hauteur de 400.000 euros. C’est Taipro qui assure la production des micro-capteurs pour sa filiale. "On va essayer d’automatiser au maximum. Une des machines qui fera l’assemblage sera automatique, avec des opérateurs qui n’ont pas besoin d’un haut niveau de formation, l’idée étant de lancer de la production avec tous les profils et que tout le monde puisse prendre en main cette machine."

Un nouveau siège

Les deux sociétés, logées aujourd'hui sur le même site au Liège Science Park, sont par ailleurs à la recherche d'un nouveau siège qui pourra assurer leur croissance. Par contre, admet Michel Saint-Mard, le contrat très emblématique décroché l'année passée avec la société française Texis pour la fourniture des capteurs de mesure de la pression aérodynamique pour les Formule 1 est quant à lui dans l'incertitude, vu l'interruption de la compétition.

400.000
euros
Ces deux contrats entraîneront une série d’investissements en équipements à hauteur de 400.000 euros.

Sensorade est détenue entièrement par sa maison mère, qui est une spin-off de l’ULiège. Fondée par Michel Saint-Mard et Fabrice Haudry, Taipro Engineering appartient pour moitié à ses fondateurs (51%), le restant du capital se partageant entre l’Université de Liège (30%) et d’autres employés.

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