Le retour vers les géants américains de la technologie est-il durable?

©AFP

Depuis le 26 décembre, l'indice de la Bourse de New York qui reprend les géants des techs a bondi de plus de 20%. Une remontée spectaculaire qui intervient après une fameuse descente aux enfers.

Le Père Noël a été généreux avec les mastodontes technologiques cotés aux Etats-Unis. Depuis le lendemain de ce jour de fête, l’indice Nyse Fang +, qui reprend les géants de l’internet et de la technologie, a bondi de plus de 20%.

Les actions connues sous le sigle Faang ont enregistré des progressions spectaculaires dans ce laps de temps: Facebook (+ 20%), Amazon (+ 25%), Apple (+ 6%), Netflix (+ 50%) et Google, cotée via la société Alphabet (+ 10%), ont toutes repris du poil de la bête depuis la nuit de Noël.

Il est vrai que ces actions reviennent de loin car, depuis leur sommet historique, qu’elles ont toutes atteint aux alentours du troisième trimestre, la déroute avait été tout aussi spectaculaire: depuis son pic du 25 juillet, Facebook avait plongé de 43% jusqu’à la Noël; à partir de son sommet du 3 octobre, Apple affichait une chute de 37% lors du réveillon; Amazon (-34%), Netflix (-44%) et Google-Alphabet (-23%) n’étaient pas en reste.

Le rebond observé ces quatre dernières semaines n’a d’ailleurs pas permis d’absorber toutes ces chutes. Facebook reste à 47% de son record, Apple doit encore prendre 49% pour y parvenir, il manque 20% de hausse à Amazon pour retrouver son sommet, Netflix se situe à 19% d’un nouveau plus haut historique et Google devrait grimper de 17% pour atteindre un pic inédit.

Le récent rally des Faang semble dû à un retour des investisseurs vers les actifs risqués, un mouvement soutenu par la promesse de la Réserve fédérale de se montrer patiente dans son resserrement monétaire.

Cette reprise des Faang est-elle durable? Les résultats décevants que Netflix vient de publier ne sont pas de bon augure. Selon un analyste cité par le site d’informations Business Insider, spécialisé dans les nouvelles technologies, ces sociétés ne pourront plus connaître à l’avenir les taux de croissance de l’ordre de 30% par an alignés ces dernières années. De quoi inciter à la prudence…Ph.G.

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect