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Les enfants de Bellens exigent 7 millions d'euros

©BELGA

Les héritiers de Didier Bellens, l’ancien CEO de Belgacom se présentent devant le tribunal de première instance afin de contester le licenciement de leur père.

On prend les mêmes et on recommence. Près de deux ans après avoir été déboutés devant le tribunal du travail, les héritiers de Didier Bellens, l’ancien CEO de Belgacom (entre-temps devenue Proximus ) se présentaient ce jeudi devant le tribunal de première instance afin de contester le licenciement de feu leur père.

En première instance, devant le tribunal du travail, l’essentiel des débats avait porté sur la qualification de la relation de travail liant Didier Bellens et Belgacom. Était-il employé, comme le soutenaient John Bigwood et Pierre Van Achter, les avocats des héritiers de Didier Bellens ou évoluait-il sous couvert d’une convention de prestations de services dans le cadre d’une relation indépendante, comme l’avait plaidé Herman Craeninckx, le conseil de Proximus.

Les juges du tribunal du travail avaient suivi la thèse du conseil de Proximus. Ils s’étaient déclarés incompétents et avaient renvoyé l’affaire devant le tribunal de première instance. C’est cette pièce qui se jouait ce jeudi.

L’essentiel des demandes n’a pas évolué, comme nous l’a confirmé le bâtonnier Bigwood. En première instance, les enfants de Didier Bellens réclamaient pas moins de 11 millions d’euros si l’on additionnait les différentes demandes les unes aux autres. En deux ans, leurs prétentions ont baissé de près de 4 millions d’euros.

Arrangement à l'amiable?

D’après nos informations, ils ne réclament plus aujourd’hui qu’un million d’euros d’indemnités de rupture pour le licenciement qu’ils jugent toujours abusif. Ils réclament toujours 4,6 millions d’euros pour des stock-options, près de 500.000 euros pour des bonus dus pour l’année 2012 et près d’un million d’euros pour des bonus courant pour l’année 2013.

Dans cette affaire, la position de Proximus n’a pas changé. Reste à voir quelle sera la position du juge de première instance, sachant qu’il a toujours la possibilité de proposer aux parties de tenter une médiation. D’après nos informations, des propositions d’arrangement à l’amiable auraient été faites par les héritiers de Didier Bellens, mais Proximus n’aurait pas répondu à cette main tendue. Personne n’a souhaité commenter cette information.

Didier Bellens avait été révoqué en novembre 2013 par le gouvernement dirigé par Elio Di Rupo pour manquements graves à ses devoirs.

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