Mark Zuckerberg se dit prêt à voir Facebook payer plus d'impôts

Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, rencontrera lundi prochain trois commissaires européens pour parler taxation de bénéfices.

Avant de rencontrer plusieurs responsables européens la semaine prochaine, Mark Zuckerberg se montre favorable à une refonte de la taxation de ses activités en Europe.

Mark Zuckerberg semble s'être fait une raison sur la taxation de ses affaires en Europe. De passage sur le Vieux continent ce week-end à l'occasion du salon munichois de la sécurité, le patron de Facebook doit prendre la parole pour affirmer ce changement de paradigme.

Des extraits de son discours ont pu être consultés par les journalistes de Politico. Mark Zuckerberg dit comprendre "qu’il y ait de la frustration sur la façon dont les entreprises technologiques américaines sont taxées en Europe" et se prétend "ravi" de voir l'OCDE se pencher sur cette question. "Nous voulons que le processus de l’OCDE réussisse afin d’avoir un système stable et fiable à l’avenir. Nous acceptons que cela puisse signifier que nous allons devoir payer plus d’impôts et cela à différents endroits", poursuit le texte de l'influent patron.  

100 milliards $
De recettes supplémentaires
La réforme proposée par l'OCDE pourrait engendrer jusqu'à 4% de recettes supplémentaires d'impôt sur les bénéfices au niveau mondial, soit 100 milliards de dollars par an.

Un marché européen des données

Depuis plusieurs années, de nombreux États membres de l'Union européenne cherchent à taxer plus efficacement les géants de l'internet tels que Google, Amazon, Facebook et Apple, les Gafa. Actuellement, leurs bénéfices en Europe sont déclarés dans des pays à la fiscalité accommodante, comme l'Irlande ou le Luxembourg.

Les Européens espèrent aboutir à un accord au sein de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Mais les Américains bloquent toute avancée et avertissent les Européens de possibles représailles commerciales. Mais si aucun accord n’est trouvé au sein de l’OCDE, la Commission européenne menace de relancer son projet de taxer unilatéralement les Gafa. 

Du son côté, Mark Zuckerberg profitera de sa venue en Europe pour rencontrer ce lundi les différents responsables européens en charge du dossier. Une rencontre qui sent le souffre. Elle intervient quelques jours après que Margrethe Vestager, la commissaire à la Concurrence, et Thierry Breton, son collègue en charge du Marché intérieur, ont laissé entendre qu'ils voulaient créer un marché européen des données pour contester la domination des ogres technologiques américains.  

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