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Mon assistant virtuel m'a "tuer"!

Même s’il n’est réellement activé que par certaines commandes, l'Amazon Echo "écoute" constamment ce qui se passe autour de lui. Et il n’est pas rare que l’engin se connecte par erreur, enregistrant au passage les bruits détectés dans la pièce. ©Bloomberg

On ne peut décidément plus faire confiance aux machines que nous créons.

Non, les robots n’ont pas encore décidé de prendre le contrôle de la planète, mais ça ne les empêche visiblement pas de se montrer plutôt fourbes. À l’image de cet assistant virtuel Amazon Echo qui n’a pas hésité à balancer des informations sur son propriétaire à des enquêteurs américains. Bon, le propriétaire en question, James Andrew Bates est accusé de meurtre dans l’Arkansas et doit être jugé dans quelques jours, cela a sans doute joué. Il n’empêche, grosse déception pour celui qui espérait pouvoir confier ses plus lourds secrets à la machine.

Plus concrètement, les enquêteurs américains, armés d’un mandat, ont exigé du groupe Amazon qu’ils leurs fournissent toutes les informations liées à ce compte et ce terminal. Le groupe dirigé par Jeff Bezos n’a toutefois fourni que les données générales du compte de Bates et ses récents achats, refusant d’offrir à la police l’historique des serveurs sur lesquels l’engin s’est connecté. Il faut dire que l’Amazon Echo est potentiellement une mine d’or en termes d’informations personnelles: il s’agit en effet d’un assistant virtuel connecté, activé par la voix, auquel on peut poser toute une série de questions et qui permet aussi de gérer d’autres objets connectés à domicile.

Comprenez: même s’il n’est réellement activé que par certaines commandes, il "écoute" constamment ce qui se passe autour de lui. Et il n’est pas rare que l’engin se connecte par erreur, enregistrant au passage les bruits détectés dans la pièce. D’où l’intérêt majeur des services de police, qui espéraient découvrir des éléments liés au meurtre et affirment avoir pu récupérer quelques éléments intéressants après la fouille de la machine.

L’accusé aurait aussi été trahi par son… compteur d’eau connecté, qui a fourni des informations précieuses aux enquêteurs.

Mais ce n’est pas tout: Bates a aussi été trahi par un autre objet connecté présent dans son domicile, un compteur d’eau! Son compteur high tech a en effet permis de découvrir qu’une grande quantité d’eau avait été consommée à l’heure supposée du meurtre. Ce qui pousse les enquêteurs à croire que Bates aurait utilisé de grandes quantités d’eau pour éliminer certaines preuves. L’Internet des objets, nouveau meilleur ami des services de police?

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