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MyData-Trust, la start-up qui séduit de Mons à San Francisco

Xavier Gobert (à gauche) et Gautier Sobczack, les deux fondateurs de MyData-Trust. ©doc

Spécialisée dans la protection des données et le respect du RGPD pour le secteur pharmaceutique, MyData-Trust ouvre son capital pour concrétiser ses ambitions internationales.

L’entrée en vigueur du RGPD (Règlement général pour la protection des données) en 2018 a permis à toute une série d’entreprises de voir le jour. La tâche de mise en conformité étant titanesque pour certaines entreprises et certains secteurs, des entrepreneurs ont flairé le bon filon et n’ont pas hésité à se spécialiser. C’est le cas de Xavier Gobert et Gautier Sobczack, les deux fondateurs de MyData-Trust, une start-up montoise qui rayonne à l’international grâce à son expertise en protection des données sur le sol européen. Tous deux actifs dans le secteur pharmaceutique depuis plusieurs années, ils ont vu arriver le RGPD et son lot de contraintes administratives avec le sourire. Avec leur palette de solutions et outils pour se conformer au nouveau règlement européen, les deux entrepreneurs ont été plutôt bien accueillis dans le secteur. Il faut dire qu'ils sont quasi seuls sur le marché. "À notre connaissance, nous sommes les seuls à faire cela pour ce secteur."

5,6
millions d'euros
MyData-Trust table sur un chiffre d'affaires de 5,6 millions pour 2021, ce qui représenterait une croissance de 65%.

Du Hainaut à la Californie

 "L’impact du RGPD sur les sociétés pharma est considérable. Elles conduisent régulièrement des enquêtes cliniques et traitent donc des données sensibles. On ne peut pas y toucher à moins de respecter une série de règles définies", explique Xavier Gobert, CEO de MyData-Trust. Après avoir gagné ses premiers clients en Belgique, la jeune pousse est rapidement contactée par des sociétés internationales. "Les biotechs américaines mènent énormément d’études cliniques en Europe et doivent donc se conformer, elles aussi, au RGPD", poursuit Xavier Gobert. Pour aller directement à a source, MyData-Trust a rapidement ouvert un bureau au cœur de la Californie, d’où proviennent la majorité de ses clients américains.

"Les biotechs américaines mènent énormément d’études cliniques en Europe et doivent donc se conformer, elles aussi, au RGPD."
Xavier Gobert
CEO de MyData-Trust

Avec le Brexit, c’est un autre marché qui s’est ouvert pour les deux Montois. Ils ont entre-temps étoffé leur offre avec une plateforme d’e-learning dédiée au RGPD, une autre qui permet de gérer le registre de traitement des données et un service de DPO (Digital Protection Officer) externalisé, un poste obligatoire dans chaque entreprise depuis l’entrée en vigueur du texte. Un bureau à Londres et au Brésil plus tard, les voici aujourd’hui à un premier tournant financier.

Pour faire grandir leur société et s’attaquer à d’autres marchés, ils ont décidé d’ouvrir leur capital. "Nous avons été contactés par un fonds d’investissement français." La jeune pousse va effectivement ouvrir 20 % de son capital au fonds français Tech Life Capital pour un montant qu’ils n’ont pas voulu divulguer. Nous apprendrons simplement que la valorisation de l’entreprise se situe actuellement entre 5 et 10 millions d’euros et qu'un chiffre d'affaires de 5,6 millions est prévu pour cette année.

Les enfants du GDPR

L’avenir de MyData-Trust semble tourné vers l’international où les réglementations qui se calquent sur le GDPR européen se multiplient. "Le GDPR a fait des petits. C’est le cas en Californie, ce qui pourrait inspirer une loi fédérale pour l’ensemble des États-Unis; au Brésil, c’est littéralement un copier-coller du texte européen", raconte Gauthier Sobczack.

"D’ici 2025, nous voulons devenir le fournisseur mondial de référence pour les solutions liées à la protection des données dans le domaine des Life Sciences."
Xavier Gobert et Gautier Sobczack
Cofondateurs de MyData-Trust

La start-up peut donc facilement débarquer sur un territoire et utiliser sa méthodologie et les outils qu’elle a développés en les appliquant aux réglementations locales. Une perspective qui fait dire aux deux fondateurs: "D’ici 2025, nous voulons devenir le fournisseur mondial de référence pour les solutions liées à la protection des données dans le domaine des Life Sciences."

Les besoins en services liés au GDPR devraient augmenter de 30% au cours des cinq prochaines années. De quoi offrir de belles perspectives à la jeune pousse montoise.

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