"Nous voulons jouer dans la Champions League des fonds technologiques"

Marc Langeveld et Siddy Jobe, le duo à la tête d'Exponential Technologies.

Le fonds tech d'Econopolis, qui se revendique comme le seul fonds belge uniquement consacré à la technologie mondiale, voit grand après une première année performante.

Le fonds technologique d’Econopolis, l’entreprise de gestion d’actifs créée par Geert Noels, souffle sa première bougie. Lancé il y a un an par Siddy Jobe et Marc Langeveld, le fonds Exponential Technologies se classe aujourd’hui dans le top 20 mondial dans son secteur, pourtant l’année n’a pas été un long fleuve tranquille pour les deux gestionnaires. "Nous avons démarré doucement avec 7 millions d’actifs en août dernier au moment des premières tensions entre la Chine et les États-Unis", nous explique Siddy Jobe. Aujourd’hui, le cap des 90 millions d’euros en gestion est sur le point d’être atteint. Entre-temps, les tensions sino-américaines se sont intensifiées et se concentrent de plus en plus sur le secteur technologique.

Une année à rebondissements

"En décembre, on pensait pourtant que 2020 serait une bonne année, car Trump avait obtenu le deal qu’il voulait et il devenait plus accommodant." Mauvaise pioche, car l’invité surprise de 2020, le coronavirus, est venu chambouler les plans du duo, mais aussi leur offrir des opportunités inattendues. Après une chute du cours du fonds en début de crise, les valeurs technologiques ont repris du poil de la bête et certaines se sont même envolées. La crise du coronavirus et le télétravail massif ont fait exploser l’utilisation de certains outils comme la vidéoconférence. "Nous avions misé sur Zoom en 2019 et cela s’est avéré un choix pertinent lors de cette crise."

La performance avant tout

Le fonds est composé d’entreprises technologiques américaines et asiatiques, mais pas encore de belge. "Melexis pourrait être une option (l’entreprise fondée par Roland Duchâtelet et Françoise Chombar, NDLR), Barco également", nous confie le gestionnaire du fonds qui ne ferme pas la porte, mais cherche avant tout la performance au travers des choix d’investissement. Plusieurs positions ont ainsi été abandonnées en cours de route, comme Disney, pour orienter le fonds vers, par exemple, des entreprises actives dans le secteur des semi-conducteurs.

Après une belle performance pour une première année d’activité (+32%), le fonds tech d’Econopolis vise plus haut. "Nous voulons jouer dans la Champions League des fonds technologiques." Il y a encore de la marge avant de pouvoir batailler à armes égales avec les fonds américain du secteur, mais une 15e place sur 200 dans un récent classement du sélecteur mondial de fonds Citywire a donné au duo de la confiance et de l’ambition.

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