Tioga Capital, un fonds bien armé au chevet de la blockchain

Pionnier de la scène fintech, Jürgen Ingels (ex-Clear2Pay) deviendra conseiller stratégique clé du fonds. ©Kristof Vadino

Dix millions d'euros devraient être sécurisés cet été par les quatre cofondateurs du fonds. Une autre augmentation de capital devrait suivre plus tard dans l'année.

Nouveau venu dans le monde de la blockchain, Tioga Capital entend frapper un grand coup. Ce nouveau fonds d'investissement compte en effet lever quelque 50 millions d'euros d'ici la fin d'année, a-t-on appris, dont dix pourraient déjà être sécurisés lors d'un premier tour de table cet été.

50
millions d'euros
Ce nouveau venu du capital-risque entend lever jusqu'à 50 millions d'euros d'ici la fin d'année.

Son objectif? Soutenir des start-ups "early stage" encore en pleine ascension, présentant des valorisations de l'ordre de 5 millions d'euros et des investissements initiaux d'un million d'euros en moyenne.

Quelque 200 dossiers ont déjà atterri sur la table, à en croire les porteurs du projet, avec un écrémage n'en ayant plus laissé qu'une dizaine, tous prêts pour quand les fonds seront là.

Expertises diverses

Derrière le projet? Une petite équipe aux expériences complémentaires. L'on retrouve au rang des fondateurs un investisseur du monde du private equity (Nicolas Priem), un entrepreneur (Patrick Van de Mosselaer, connu pour DocBook qu'il a revendue à Doctena en 2016), un investisseur du monde de la blockchain (Michiel Lescrauwaet), ainsi qu'un juriste-fiscaliste ayant travaillé pour JAB Holding (Olivier Lefebvre).

Mais, la mission n'ayant rien de simple, Tioga a cherché de l'aide et annonce ce vendredi avoir trouvé dans le fonds d'investissement en capital-risque SmartFin un partenaire stratégique, quand son cofondateur et pionnier de la scène fintech Jürgen Ingels (ex-Clear2Pay) rejoindra le comité d'investissement, nous dit-on.

Un advisory board a aussi été mis sur pied. Il comptera à son bord quelques personnalités telles que le professeur et chef du département de cryptologie Bart Preneel (KU Leuven), le CEO du fournisseur IT Cegeka (et ex-patron de l'invest limbourgeois LRM) Stijn Bijnens, et le président du Stanford Blockchain Club Kyle D’Souza.

Timing propice

"On est dans une période aussi passionnante que les premières années d'internet", sourit Nicolas Priem.

On est dans une période aussi passionnante que les premières années d'internet.
Nicolas Priem
Cofondateur de Tioga Capital

Et pour cause, les idées fourmillent. Certaines jeunes pousses, en plein essor, deviendront peut-être l'Amazon ou le Google de leur génération. D'autant que de plus en plus de gens comprennent l'utilité de cette technologie de sécurisation des échanges qui rend la fraude numérique obsolète.

La Blockchain, c'est quoi? On vous explique en 1 minute.

De son côté, la Commission européenne soutient le secteur afin de ne pas rater une autre révolution importante, comme cela s'était produit lors de l'essor des médias sociaux et du "web 2.0". Rien que cette année, quelque 100 millions d'euros seront encore débloqués.

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