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Une nouvelle licorne pointe le bout de son nez en Wallonie

Spécialiste de la maintenance prédictive, c'est-à-dire de solutions technologiques permettant d'établir l'état de santé des machines, la montoise I-Care a été sacrée entreprise de l'année 2020. ©Tim Dirven

Au vu du multiple utilisé pour valoriser l'Américain Augury, le Dr. House montois des machines industrielles I-care pourrait rejoindre Odoo au rang de licorne wallonne.

De l'autre côté de l'Atlantique, le principal fournisseur de solutions technologiques dédiées à la santé des machines, Augury, a annoncé en milieu de semaine avoir obtenu un financement de 180 millions de dollars auprès notamment du bras capital-risque du géant Schneider Electric.

Portant sa valorisation à plus d'un milliard de dollars - et lui octroyant le statut de "licorne" dans la foulée -, l'opération démontre la pertinence d'un secteur en plein essor, et ce, même pour un acteur de taille relativement modeste avec sa vingtaine de millions de dollars de chiffre d'affaires pour 250 employés environ. Mais elle renvoie aussi et surtout à une success story bien de chez nous, du nom d'I-care.

I-Care | Le Dr House des machines industrielles

Opération équivalente en cours chez I-care

En effet, et ce n'est presque plus un secret pour personne sur le marché, le Dr. House montois des machines industrielles prépare depuis de longs mois maintenant une opération d'une envergure équivalente.

De quoi poser la question: avec sa taille deux fois plus importante qu'Augury, la pépite de Fabrice Brion (CEO) et Arnaud Stievenart, spécialisée dans la maintenance prédictive et entreprise de l'année 2020, pourrait-elle espérer également rejoindre le club très fermé des licornes? Et ce, depuis sa Wallonie natale - qui ne compte qu'Odoo à ce rang. Si l'on venait à lui appliquer le même multiple que son homologue et concurrent israelo-américain, la réponse semble aujourd'hui pencher vers l'affirmative.

Qu'est-ce qu'une licorne? | LE QUOI?

"Un nouveau financement externe significatif"

Le patron et fondateur  d’I-care ne peut pas, à ce stade, commenter l’éventualité pour son entreprise d’accéder au statut de licorne. Il est engagé dans des discussions concernant cette levée de fonds, que fin 2020, il semblait nous décrire comme allant de soi. "Un nouveau financement externe, significatif, ferait sens pour les années à venirVoire même, pourquoi pas, une entrée en bourse (IPO, NDLR) à moyen terme", indiquait Fabrice Brion à l'époque.

"La croissance du spécialiste de la maintenance prédictive pourrait désormais atteindre les 50% d'ici 2025", écrivions-nous, lorsqu'I-care a été désignée entreprise de l'année 2020. La société montoise a fait de la maintenance prédictive son fer de lance depuis sa naissance en 2004.

Mesurer à distance l'état de santé des machines industrielles

"Un peu comme quand vous vous rendez chez le médecin quand vous êtes malade pour savoir ce que vous avez, les capteurs que nous développons ici à Mons nous permettent de mesurer à distance l'état de santé des machines industrielles, sur la base de vibrations, d'ultrasons, de dégagements de chaleur…", voilà l’analogie souvent utilisée par Fabrice Brion quand il doit présenter son entreprise.

Aujourd'hui, près de deux décennies après la fondation d'I-care, et grâce aux efforts portés par l'intéressé et son associé (et ami d'enfance) Arnaud Stievenart, globalement des dizaines de milliards d'euros d'équipements sont sous surveillance de la société hennuyère. Et ce, dans des secteurs aussi divers que l'industrie lourde, la pharma, l'agro-alimentaire, la chimie ou encore l'énergie.

Croissance externe

La stratégie de croissance externe lancée en 2018 n'y est évidemment pas étrangère. Fort de 7,5 millions d'euros levés auprès de la SRIW et de l'IMBC, I-care reprenait cette année-là son principal concurrent flamand ARG Europe (125 personnes), avant de remettre le couvert peu après avec le rachat du spécialiste gembloutois de la calibration et des mesures industrielles Mecotec (35 personnes), puis, plus récemment, de Dutch World-class Maintenance Group (DWMG) aux Pays-Bas.

Présent dans 12 pays, I-care emploie 450 personnes de par le monde (dont 280 en Belgique), en ce compris aux États-Unis, en Corée du Sud, en Australie et au Royaume-Uni.

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