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Va-et-vient actionnarial pour les cartes de fidélité digitales de Joyn

Joyn gère, à travers ses solutions de marketing digital, les cartes de fidélité de quelque 7.500 commerçants. ©Joyn / Bancontact Payconiq Company

BNP Paribas Fortis fait son entrée au capital de Joyn, dont Mediahuis sort. Objectif? Soutenir un renforcement en Wallonie et dans les pays voisins.

Nouvel actionnaire pour Joyn. Le spécialiste de la digitalisation des cartes de fidélité aux quelque 7.500 commerçants et près de deux millions d'utilisateurs actifs accueille en effet BNP Paribas Fortis à son bord.

L'opération s'effectue dans le cadre d'une augmentation de capital d'un peu moins de 5 millions d'euros, a-t-on appris.

2,8
Millions d'euros
La société avait bénéficié en avril de l'année dernière d'un appui de 2,8 millions d'euros de la part de KBC et ING.

La banque détiendra désormais un tiers de la société. Objectif? Soutenir son développement, notamment en Wallonie où elle est moins présente qu'en Flandre. Elle a aussi récemment commencé à démarcher les marchés français et allemand, tout comme les Pays-Bas où la concurrence est rude.

La société avait déjà bénéficié en avril de l'année dernière d'un appui de 2,8 millions d'euros de la part de KBC et ING. Cette opération était elle-même venue compléter une première levée de fonds de 2 millions intervenue en 2017, à laquelle le duo avait participé aux côtés de Mediahuis (De Standaard, Nieuwsblad...) et du fondateur et ex-CEO de Mobile Vikings, Frank Bekkers.

Une simple idée

C'est d'ailleurs ce dernier qui est à l'origine même de Joyn. La start-up, d'abord baptisée "City Life", est née en 2004 en tant que spin-off de l'opérateur télécoms, grâce au soutien de KBC.

L'idée de départ est simple: rapprocher clients et commerçants. Dès le début, la société propose en ce sens des outils numériques aux commerçants locaux et à l'industrie hôtelière.

En 2016, elle fusionne avec la start-up Qustomer. Cofondée notamment par Alex Cardon et Alexis d'Oultremont, les porteurs de Dogchef – un HelloFresh pour animaux de compagnie –, elle proposait une carte de fidélité mobile. Elle avait été rachetée en 2015 par ING, ce qui explique la présence de la banque au capital de Joyn.

De là, les sociétés fusionnées ont donné naissance à un acteur leader en Belgique dans le domaine de la fidélisation et du marketing digital pour les petits et moyens commerçants.

Activité accrue et partenaires multiples

Aujourd'hui, la société compte une trentaine d'employés, principalement actifs sur la R&D. Par le passé, la stratégie a été au démarchage commercial local, avec une présence sur le terrain. Désormais, le digital a pris le pas sur ce point.

"Chaque jour, quelque 100.000 transactions sont réalisées via Joyn."
Karl Vankerckhoven
CEO de Joyn

"Chaque jour, quelque 100.000 transactions sont réalisées via Joyn", indique Karl Vankerckhoven, CEO de la société.

Joyn travaille essentiellement avec des boulangers, des bouchers, des petits restos, des épiceries fines ou des magasins bio, comme Barn à Bruxelles. "Mais aussi des coiffeurs ou le réseau Leonidas, composé d'indépendants. En fait, on touche tout ce qui touche le commerce et la vie d'une ville."

En ce sens, la société profite de nombreux partenariats avec des sociétés telles que Monizze, Payconiq, Edenred... mais aussi ses banques actionnaires.

Gate54 à bord

Gate 54, qui représente l'intérêt du management, en ce compris de Frank Bekkers, restera un petit actionnaire minoritaire de Joyn des suites de l'opération du jour. Mediahuis sort pour sa part du capital.

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