WhatsApp pour les moins de 16 ans, c'est fini

©Jaco Klamer / HH

L'application mobile de messagerie WhatsApp a fait passer de 13 ans à 16 ans l'âge minimum légal pour utiliser ses services en Europe.

Le service de messagerie WhatsApp, très populaire chez les jeunes, s'est adapté aux nouvelles règles européennes en matière de vie privée (GDPR) qui entrent en vigueur à la fin du mois de mai. Cette directive européenne fixe notamment l'âge minimum requis pour ouvrir un compte sur les réseaux sociaux à 16 ans.

Les utilisateurs de WhatsApp seront donc amenés d'ici peu à confirmer qu'ils sont bien âgés de plus de 16 ans... sans que l'application aux mains de Facebook ne puisse demander de preuves. A cette occasions, les 'WhatsAppers' ( plus d'1,2 milliard d'utilisateurs à travers le monde) seront aussi invités à accepter les nouvelles conditions d'utilisation.

Hors des frontières européennes, l'âge minimum pour pianoter sur l'application reste fixé à 13 ans.

Pour la maison-mère de Facebook, la question de l'âge est abordée d'une autre manière sur le sol européen. La société de Mark Zuckerberg a développé une procédure par laquelle les parents ou les tuteurs seront en mesure de donner à Facebook la permission de traiter les données de leurs enfants âgés entre 13 et 15 ans. Sans cette permission, les adolescents concernés n'auront droit qu'à une version allégée du plus grand réseau social de la planète.

Snapchat ne change pas de cap

Alors que WhatsApp annonce que désormais, il ne sera plus accessible aux moins de 16 ans, l'application photo Snapchat n'annonce aucun changement. Elle restera donc accessible aux moins de 16 ans; et ce même sans autorisation parentale. C'est ce qu'annonce la direction dans un article au Financial Times.

L'application est très prisée des adolescents. L'annonce de WhatsApp avait ainsi plombé l'action Snapchat qui, mercredi, a dévissé de 7%.

La nouvelle réglementation européenne stipule qu'à partir du 25 mai les données personnelles des jeunes de 13 à 16 ans ne pleuvent plus être utilisées qu'avec le consentement parental. Pour s'assurer de l'âge réel des jeunes, des efforts sont demandés aux entreprises pour utiliser "toutes les technologies nécessaires" leur permettant de vérifier si consentement ou non il y a.

WhatsApp a donc décidé de demander à ses utilisateurs s'ils ont 16 ans ou plus. Facebook, sa maison-mère, va mettre en place un mécanisme pour obtenir le consentement parental.  

 

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Contenu sponsorisé

Partner content