Xavier Damman quitte Storify

©Dominic Verhulst

Le fondateur de Storify tourne la page Storify. Le jeune entrepreneur entend désormais se consacrer à son projet open source TipBox, un outil dédié aux journalistes qui permet de recevoir de manière anonyme et cryptée des e-mails.

"C’est le moment d’écrire un nouveau chapitre", écrit Xavier Damman sur Twitter vendredi soir. Cinq ans après l’avoir fondé, le Nivellois et son aolyte Burt Herman quittent Storify. "Nous sommes immensément fiers de ce que nous avons accompli et profondément reconnaissants envers tous les utilisateurs qui ont écrit des histoires avec Storify d’une manière que nous n’aurions jamais imaginé", poursuit le jeune Belge sur Storify.

Une sucess story

Depuis son lancement en 2010, les utilisateurs de Storify ont publié plus de 5 millions d’histoires. En septembre 2013, Xavier Damman avait vendu Storify à l’américain LiveFyre alors même qu’un rachat n’était pas nécessaire à première vue. Le duo avait mis sur pied un modèle de paiement pour services premium qui aurait pu porter ses fruits, vu le succès de l’outil.

Mais avec ce rachat,Xavier Damman poursuivait des rêves plus grands. "Nous voulons devenir très grands. Peut-être une société d’un milliard de dollars", confiait-il à l’époque dans une interview à L’Echo. Il admettait également avoir commis des erreurs. "La plus grande, c’est que nous avons levé trop de capitaux au début. Notre premier tour nous a directement apporté 2 millions de dollars d’un seul investisseur. Et si vous avez de l’argent, vous devez le dépenser, surtout pour engager du personnel. Là aussi, j’ai commis des erreurs."

What's next?

Toujours persuadé que "n’importe quel citoyen est habilité à aider les journalistes à rendre public ce qui doit l’être", Xavier Damman entend désormais se consacrer à son projet open source Tipbox. Avec Tipbox, le journaliste partage une simple adresse web qui permet à quiconque souhaite entrer en contact avec lui de le faire anonymement. "Le monde des médias a toujours été un contre-pouvoir mais aujourd’hui, le secteur n’a plus d’argent. Le but de cet outil est d’aider le journaliste à travailler plus avec son audience pour réduire les coûts du journalisme d’investigation", déclarait-il à ce sujet à l’Echo.

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