Xiaomi va s’installer en Belgique

©REUTERS

La marque chinoise de téléphone va prochainement ouvrir une entité en Belgique. Le bureau facilitera l’implantation de la marque chez nous, débutée il y a une grosse année.

Huawei peut en parler mieux que quiconque, les pressions américaines ont fait mal aux acteurs chinois de la téléphonie. Mais la traversée compliquée ne concerne pas toutes les entreprises de l’Empire du Milieu. Parmi les épargnés des sanctions de Donald Trump, Xiaomi s’en sort plutôt bien. Jusqu’ici relativement ménagée par Trump, l’entreprise a été au centre de critiques quelques jours avant le départ du président de la Maison-Blanche. Xiaomi a d’ailleurs décidé de porter plainte suite au placement de l’entreprise sur liste noire. Pas de quoi inquiéter le groupe pour autant. Pour l’instant Xiaomi dispose toujours d’un contrat avec Google, qui développe Android. Les prochains smartphones de la marque seront également équipés de la dernière puce développée par l’américain Qualcomm. En seulement dix ans, l’ascension de Xiaomi fut fulgurante. Dans son pays d’origine, la marque est déjà devenue une référence au côté des autres concurrents OPPO et VIVO.

"L’évolution a été tellement rapide depuis notre arrivée qu’il n’était plus possible de gérer la Belgique depuis l’étranger."
Michael Cige
Responsable Xiaomi pour la Belgique

Ouverture en avril

Depuis peu, Xiaomi s’intéresse également au marché européen. La marque a ainsi ouvert son premier bureau pour le Benelux à La Hague, l’été dernier. Aujourd’hui, l’entreprise considère déjà qu’il s’agit d’un succès et souhaite accélérer l’intégration du marché. D’ici avril prochain, Xiaomi disposera de ses propres bureaux en Belgique. Pour installer ses équipes chez nous, la société a prévu dans un premier temps un investissement de 250.000 euros. "Le bureau sera en charge du marché belge et luxembourgeois. L’évolution a été tellement rapide depuis notre arrivée qu’il n’était plus possible de gérer la Belgique depuis l’étranger", détaille Michael Cige, qui prendra la tête de la nouvelle entité. "Le bureau  Benelux était une bonne première étape pour s’attaquer au marché. Mais les différences entre les Pays-Bas et la Belgique sont telles qu’on ne peut pas traiter les deux pays de la même façon."

"Notre élément central reste le téléphone. Mais nous disposons de tout un écosystème autour."
Michael Cige

Le siège belge sera installé à Bruxelles. Dans un premier temps, l’entreprise cherche une petite dizaine de travailleurs. L’équipe locale aura pour mission de confirmer les premiers bons chiffres sur notre marché. Selon Michael Cige,  Xiaomi serait passé devant Huawei en décembre dernier. Une évolution qui ferait du chinois le troisième vendeur de téléphones en Belgique, derrière Samsung et Apple.  L’aventure belge a commencé en 2020. Avant l’ouverture du bureau Benelux, les appareils chinois ont d’abord été en vente dans les magasins  Fnac et Vanden Borre. "Nous avons ensuite largement étendu notre réseau en nous associant à d’autres grands revendeurs. Nous collaborons aussi avec les opérateurs Base, VOO et Orange", détaille le patron qui négocie actuellement un partenariat avec Proximus. À plus long terme, la marque envisage également d’ouvrir un magasin propre comme elle en a déjà un à Rotterdam.

Les téléphones et le reste

L’entreprise souhaite enfin rapidement élargir son offre. Essentiellement connu sous nos latitudes pour ses téléphones, Xiaomi propose néanmoins une série d’autres technologies. "Notre élément central reste le téléphone. Mais nous disposons de tout un écosystème autour." Écouteurs, télévisions et même trottinettes font ainsi partie de la gamme de l’entreprise chinoise et devraient garnir un peu plus les rayons de la marque dans les mois à venir.

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