Citymesh, seul candidat pour l'acquisition des dernières fréquences 4G

L'entreprise brugeoise dispose déjà d'un bloc sur la bande fréquences qui sera utilisée pour le déploiement de la 5G. ©BELGAIMAGE

L’entreprise flamande, spécialisée dans le BtoB devrait acquérir la dernière bande de fréquences 4G disponible. Son dossier doit encore être analysé par le régulateur, mais la société était la seule candidate.

En février dernier, l’IBPT, le régulateur des télécoms, mettait aux enchères un bloc encore libre dans la bande sur la fréquence 2,6 GHz, utilisée dans le déploiement de la 4G. Sans réelle surprise, cette dernière bande ira plus que probablement au Brugeois Citymesh, seul candidat à s’être fait connaitre. Les trois principaux opérateurs y étant déjà actifs, ils ne pouvaient pas enchérir. La licence, composée de deux blocs de 15MHz, est prévue jusque 2035.

15,01 millions
d’euros
Les enchères débutaient avec un montant minimal d'un peu plus de 15 millions d'euros.

Le début des enchères était fixé à 15,01 millions d’euros, "sans condition de couverture spécifique". Le régulateur va désormais analyser en détail l’offre proposée par Citymesh. La mise aux enchères s’était organisée suite à la demande de l’entreprise qui avait fait part au régulateur de son intérêt pour ces fréquences.

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Déjà actif en 5G

Pas vraiment connu de ce côté de la frontière linguistique, Citymesh est un acteur qui se concentre sur le réseau BtoB. La société a toutefois fait parler d’elle en début d’année en se lançant dans les premiers déploiements de réseau 5G sur des zones industrielles, dont le port de Zeebrugge. Alors que les enchères pour la répartition des fréquences 5G n’ont pas encore eu lieu, Citymesh dispose déjà d’un bloc sur les fréquences 3,4-3,6 GHz qui seront dédiées au nouveau réseau.

La situation s’explique par un petit coup de chance qui date d'il y a quatre ans. "À l’époque, nous déployions des réseaux WiFi urbains en Flandre. Nous cherchions à obtenir notre propre fréquence pour ne plus devoir passer par les opérateurs", expliquait à L’Echo en février dernier Mitch De Geest, CEO de Citymesh. Seule à s’intéresser à ces fréquences, l’entreprise obtint sans souci une partie de la bande qui vaudra dans les prochains mois des dizaines de millions d’euros.

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