Dividende, rachat, OPA: le brelan Telenet

John Porter, le CROI ©Photo News

Selon un broker, Telenet pourrait procéder à une acquisition ou distribuer de généreux dividendes. Il n'exclut pas une OPA par son actionnaire majoritaire. Il recommande d'acheter le titre et a relevé son objectif de cours.

Le broker Pivotal Research Group peu connu sous nos latitudes se montre très enthousiaste sur les perspectives de Telenet au point de relever son objectif de cours de 10 euros passant de 65 euros à 75 euros. Cela représente un potentiel de hausse de 24% par rapport au cours actuel de 60,55 euros. Est-il besoin de préciser que sa recommandation reste à "acheter"?

"Nous continuons à nous attendre à une accélération matérielle de l’Ebitda au 4e trimestre et pour 2018 en lien avec les bénéfices tirés de la conversion des abonnés actuels du MVNO (opérateur de réseau mobile virtuel, Ndlr) actuel vers le réseau de Base" écrit l’analyste de Pivotal.

Et pourquoi pas Voo?

Pour lui, il n’est pas exclu que Telenet soit un acteur dans la poursuite de la concentration du secteur en Belgique. Avec un endettement faible, la limitation du programme de rachat d’actions dans la mesure où son actionnaire principal détient 58,18% des parts et un cash flow libre consistant, le groupe pourrait procéder à une nouvelle acquisition comme celle de Voo, par exemple.

Mais cette marge de manœuvre financière pourrait aussi servir à initier la distribution de dividendes généreux en 2018 et au-delà.

Offre de Liberty?

Cerise sur le gâteau, note le broker, il est raisonnable de penser que l’actionnaire majoritaire, Liberty Global tente éventuellement, à nouveau, de racheter le solde des actions, ce qui offre une forme de plancher à l’action.

En 2012, le groupe américain avait lancé une offre au prix de 35 euros le titre. A l’issue de celle-ci, sa participation était passée de 49,9% à 58,4%. Un échec, donc.

action Telenet



Risques

Mais un investissement dans Telenet n’est pas sans risque. Le broker pointe, notamment, la forte pénétration du marché et sa concurrence croissante, les aspects régulatoires en Belgique et en Europe et le fait que Liberty, finalement, décide de ne pas lancer d’offre sur sa filiale.

Parmi les analystes financiers recensés par Bloomberg qui suivent la valeur, douze recommandent un achat, sept conseillent de la conserver et deux de la vendre. L’objectif de cours moyen atteint 64,98 euros avec un plus haut de 79 euros chez Goldman Sachs et un plus de 55 euros chez Macquarie.

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