La Wallonie débarrassée des zones blanches

©BELGA

L’accord entre la Région et les opérateurs a porté ses fruits. Des 12 communes encore en retard en matière de 4G à la mi-2018, la Wallonie n'en compte désormais plus aucune.

C'est une épine hors du pied en Wallonie digitale. Avec six mois d'avance, l’accord noué entre la Région et les opérateurs mobiles a permis d'aboutir à une étape importante: le sud du pays ne compte désormais plus de zones pauvres en 4G, ces fameuses "zones blanches", alors qu'il en restait encore une douzaine en juin de l'année passée.

Certes, c'était déjà un mieux par rapport aux 39 communes des débuts, mais cette fois, c'est l'aboutissement de la logique et de la volonté politique. Qui étaient? Assez simples en fait. Les pouvoirs publics faisaient un pas vers les opérateurs en supprimant, à compter de décembre 2016, la taxe sur les mâts et pylônes (dite "Tax on Pylons") quand, en contrepartie Proximus, Orange et Base s'engageaient à investir dans leur infrastructure en zone rurale.

60
millions d'euros
Les trois opérateurs mobiles du pays ont investi 60 millions d'euros dans leur infrastructure en échange d'une réduction de taxe sur leurs mâts et pylones.

Aujourd'hui, les résultats sont là. La Wallonie peut désormais se vanter que 85% de sa population dispose d’une connectivité 4G en extérieur - le niveau global est, lui, de 99,82% de la population couverte. Pour arriver à cet objectif, 60 millions d'euros au total auront été investis par les trois opérateurs, en plus des sommes déjà consenties par ailleurs pour améliorer le service.

La Wallonie comptait, avant l'accord entre privé et public, 39 communes mal desservies en 4G. ©Région wallonne

Un bon point dont s'était déjà félicitée l’Agence du Numérique (AdN) l'an passé soulignant une "coopération exemplaire" ayant "restauré la confiance" entre privé et public en matière d’amélioration des réseaux mobiles. Nul doute qu'elle ne peut, cette fois encore, que se réjouir de l'aboutissement de cet important chantier.

D'ailleurs, dans le camps du ministre wallon de l'Economie et du Numérique Pierre-Yves Jeholet, on déclare désormais que "cet accord ne représente que la première brique d'un dialogue permanent entre les territoires et les opérateurs". Par la suite, "cette approche concertée doit permettre de créer un contexte favorable à la poursuite des efforts accomplis et démontrer l'efficience de partenariats équilibrés favorisant l'investissement dans les réseaux de nouvelle génération au bénéfice de l'ensemble des citoyens et entreprises en Wallonie".

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