Les opérateurs intéressés par les licences 5G provisoires

Les trois grands opérateurs du pays souhaitent exploiter les fréquences temporaires proposées par le régulateur.

Proximus, Orange et Telenet ont fait part de leur intérêt auprès du régulateur pour l’exploitation de licences 5G temporaires en attendant la mise aux enchères des fréquences.

La proposition du régulateur du marché des télécoms (IBPT) a donc finalement trouvé preneur. Face à la situation de blocage qui dure depuis des mois dans le dossier du déploiement de la 5G, l’IBPT avait proposé il y a quelques semaines une solution temporaire : fournir des licences 5G provisoires. Ce vendredi, Orange, Telenet et Proximus, soit les trois acteurs principaux du marché, ont fait part de leur intérêt pour la mesure.

En raison du blocage politique interminable, le processus de mise aux enchères des fameuses fréquences 5G n’est toujours pas près de voir le jour. Cette situation a pour conséquence de ranger toujours un peu plus la Belgique du côté des pays européens en retard dans le déploiement de la technologie. Afin de limiter la casse, Le régulateur a donc décidé de mettre à disposition temporairement certaines fréquences encore inexploitées. L’objectif de la mesure ? Permettre aux opérateurs de débuter le travail d’implantation de la technologie, même si l’obtention d’une licence provisoire n’est en rien un gage d’acquisition d’une bande à long terme.

Mise en place pour l’été

Les candidats partant pour la solution temporaire étant désormais  connus, un début de déploiement peut enfin techniquement se dessiner. "On peut espérer une mise à disposition dès l’été", expliquait récemment dans nos colonnes Michel Van Bellinghen, le président de l’IBPT.

"L'attribution de licences provisoires est un pas en avant qui nous permettrait de poursuivre notre stratégie de développement du réseau mobile"
Proximus

L’intérêt des opérateurs n’est pas vraiment une surprise, ces derniers multipliant depuis des mois les sorties médiatiques afin de faire bouger le dossier. A son annonce, la proposition de l’IBPT avait néanmoins reçu un accueil contrasté. Proximus, l’acteur le plus enthousiaste, avait directement fait part de son intérêt. "L'attribution de licences provisoires est un pas en avant qui nous permettrait de poursuivre notre stratégie de développement du réseau mobile", expliquait l’opérateur.

De son côté, Telenet n’avait pas souhaité s’exprimer publiquement. Enfin, Orange était le moins emballé. "Orange n’est pas en faveur de l’allocation précipitée de licences nationales et temporaires, n’offrant qu’une largeur de bande limitée, ne répondant pas aux besoins de l’industrie, et pouvant mettre à mal les prochaines enchères pour la 5G", avait expliqué l’opérateur qui a donc visiblement changé d’avis.

Les licences provisoires ne répondent toutefois qu’à la moitié du problème du (non) déploiement de la 5G. Sans une réévaluation à la hausse des normes d’émissions de rayonnement des antennes, un déploiement généralisé est tout simplement impossible.

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