Où sera Dominique Leroy dans deux ans?

©BELGA

Citée comme possible future CEO de l’opérateur britannique BT, la patronne de Proximus réitère son engagement belge. Pourtant, son profil a de quoi plaire. Son mandat s’achèvera en 2020.

"Bien qu’il soit flatteur que l’on ait pensé à moi pour une telle fonction à haute responsabilité, j’ai la ferme intention de rester à la tête de Proximus. L’entreprise s’apprête à traverser une période mouvementée (dans le doute de l’arrivée d’un 4e opérateur mobile de réseau, NDLR). Je suis convaincue que nous trouverons ensemble des solutions pour en ressortir plus forts. J’y consacrerai tous mes efforts avec vous!" tels ont été, fin de semaine, les mots, forts, de Dominique Leroy, patronne de l’opérateur historique, dans un mail interne que nous sommes parvenus à nous procurer.

"Proximus s’apprête à traverser une période mouvementée. J’y consacrerai tous mes efforts, avec vous."
Dominique leroy
Ceo de Proximus

En cause de cette sortie (pour le moins inhabituelle), une nouvelle qui a pu en surprendre plus d’un. Courant de semaine, le nom de la dirigeante a filtré parmi une liste de possibles remplaçants du CEO sortant de l’opérateur britannique BT, rapportée par le Sunday Telegraph. Dominique Leroy y était citée aux côtés de gros calibres tels que Ronan Dunne, haut profil chez Verizon et ex-big boss de l’opérateur britannique O2, par exemple.

Si l’intéressée s’est voulue claire sur ses intentions, pour Olivier Top, associé chez Page Executive, la question même d’un départ n’a rien de surprenante pour autant. "Ce type de profil voit souvent son mandat lié à une mission de transformation de l’entreprise. Quand elle arrive à être bien avancée, se pose alors assez logiquement la question de l’étape suivante." Et la CEO ne déroge pas à la règle.

CV bien rempli

D’ailleurs, pourquoi s’en priver. Après tout, le CV est bien rempli pour l’ex-directrice marketing, propulsée CEO de Proximus en janvier 2014. Diplômée de Solvay, elle fait ses armes chez Unilever, avant de rejoindre ce qui s’appelait encore Belgacom, à l’époque, succédant au patron d’alors, Didier Bellens.

"C’est une pointure, parfaite trilingue, intelligente, travailleuse et capable de motiver les équipes, dit d’elle quelqu’un qui la fréquente au plus haut niveau, avant d’ajouter: espérons donc qu’elle reste encore longtemps chez Proximus." Même Xavier Niel, fondateur d’Iliad, la maison mère de l’opérateur français Free, la décrit comme "une super-dirigeante, brillante", nous confiait-il lors d’un entretien.

Dès lors, si ce n’est pas cette fois, cela pourrait bien être la prochaine, le mandat de la patronne arrivant à échéance en 2020. Dans une interview accordée à L’Echo, Dominique Leroy déclarait en tout cas ne pas savoir où elle serait dans cinq ans, avant de tout de même poser sur la table deux pistes possibles: "En fonction de la réalisation de la stratégie, soit je suis encore chez Proximus, soit je dirigerai une entreprise à l’étranger." Dans le secteur des télécoms, enchaînions-nous alors? "Potentiellement, mais pas de manière exclusive. Par contre, ce ne sera plus en Belgique."

Et dans cette optique, l’ouverture sur l’international propre au Belge l’y aiderait certainement, trait "extrêmement apprécié", analyse Olivier Top. "Il y a en Belgique une capacité certaine à comprendre différentes cultures et modes de fonctionnement, couplée à une maîtrise des langues". Résultat, "le patron belge s’adapte et s’implante assez rapidement, tout en étant capable de conserver une vision et une mission claire", ce qui a de quoi plaire.

Et puis, à côté de cette attractivité made in Belgium, jouerait aussi, pour Dominique Leroy… le fait d’être une femme. "Car la diversité est de plus en plus d’actualité, souligne le spécialiste. Cela a démarré dans les conseils d’administration où l’on a commencé à chercher la parité, puis ce type de réflexion s’est prolongé dans les comités de direction." Alors, il est clair que ce n’est "pas le premier facteur" en cas de recherche de nouveau CEO, mais "cela peut être le deuxième ou le troisième", conclut-il.

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