Proximus et Orange "ouverts à la discussion" avec Telenet

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Si l'opérateur flamand exprimait jeudi sa confiance dans son réseau, il nuance ce vendredi ses propos et se verrait bien rejoindre l'alliance Proximus-Orange dans le mobile. Proximus et Orange se disent "ouverts à la discussion".

L'accord signé jeudi par Proximus et Orange va donner naissance à une co-entreprise d'ici à la fin de l'année avec pour but de partager et mutualiser leur réseaux mobiles respectifs. Clairement mis hors-jeu et sonné par l'annonce de ses deux concurrents, Telenet avait réagit immédiatement jeudi soir en déclarant avoir confiance dans ses installations. Et pour cause, suite au rachat de Base en 2016, le groupe a investi plus de 250 millions d'euros au cours des trois dernières années dans ses infrastructures.

"Tous les opérateurs doivent faire preuve d'intelligence dans la manière dont ils réalisent ces investissements dans le futur."
John Porter
CEO de Telenet

La nuit porte conseil et ce vendredi, l'opérateur nuance déjà ses propos. "Bien que nous soyons confiants dans la qualité de notre réseau mobile, nous sommes cependant conscients que, vu les investissements élevés attendus du secteur en termes d'infrastructure de télécommunications, tous les opérateurs doivent faire preuve d'intelligence dans la manière dont ils réalisent ces investissements dans le futur", explique Telenet.

Avec cette déclaration, Telenet se tourne vers ses deux concurrents et espère pouvoir rentrer dans la danse, "tout en veillant au respect des règles de concurrence". Il précise ne pas disposer des détails du projet à l'heure actuelle et souhaiterait donc entamer des discussions avec ses concurrents. 

"Nous sommes ouverts à la discussion."
Proximus et Orange

De leur côté, Proximus et Orange ont réagi positivement à cette invitation de Telenet: "Nous sommes ouverts à la discussion". Une telle collaboration avec le 3e acteur du secteur dépendrait toutefois de la "faisabilité technique", préviennent-ils. L'Autorité belge de la concurrence (ABC) assure, elle, qu'elle suivra le dossier "avec intérêt".

L'un des éléments qui pourrait jouer en la faveur d'une entrée de Telenet dans la structure créée par Proximus et Orange sera le choix du fournisseur d'infrastructure. Telenet n'ayant pas encore choisi formellement entre Huawei, qui travaille déjà avec Proximus et Orange, et ZTE qui était pressenti pour le déploiement de leur infrastructure 5G. "Nous sommes en contact avec les parties concernées et verrons cela en interne. Mais pour le moment, il est trop tôt. Par exemple, nous n'avons aucune idée de la structure juridique de la collaboration", a fait savoir son président Jacques Steenbergen.

D'après une porte-parole de Telenet, la différence de fournisseur ne constitue toutefois pas un "facteur de blocage" pour un réseau partagé car le problème peut être contourné par une "ventilation géographique". De son côté, Huawei se dit "prêt à soutenir davantage ses partenaires", mais ne peut pas encore s'exprimer sur ce à quoi pourrait ressembler cette collaboration au sein de la nouvelle co-entreprise. Aucun contrat n'a encore été signé pour le futur réseau 5G, ajoute son porte-parole.

 

De son côté, Proximus a réagi positivement à cette main tendue par Telenet: "Nous sommes ouvert à la discussion". L'un des éléments qui pourrait jouer en la faveur d'une entrée de Telenet dans la structure créée par Proximus et Orange sera le choix du fournisseur d'infrastructure. Telenet n'ayant pas encore choisi formellement entre Huawei, qui travaille déjà avec Proximus et Orange, et ZTE qui était pressenti pour le déploiement de leur infrastructure 5G.

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