Un dividende à 1,2 euro au moins pour trois ans chez Proximus

Guillaume Boutin était l'invité du "CEO talks" organisé par De Tijd ce jeudi. ©saskia vanderstichele

Le patron de Proximus a répondu durant une heure aux questions d’internautes. L’occasion pour Guillaume Boutin de revenir sur la baisse du dividende et les conséquences à attendre pour Proximus de la crise sanitaire.

Guillaume Boutin, le patron de Proximus était ce jeudi l’invité du "CEO talks", de nos confrères du Tijd. Ce rendez-vous régulier du journal flamand permet à des internautes de poser leurs questions à un patron durant une bonne heure. L’exercice était une première pour le patron de l’opérateur, qui fut interrogé sur à peu près tous les sujets. En guise d’introduction, Guillaume Boutin s’est penché sur la situation actuelle. Bien que confiant face à la crise sanitaire, le patron s’attend à ce que la pandémie se fasse ressentir. "Nous montrons actuellement une forte résilience à la crise actuelle, ce qui se traduit par un impact limité sur les résultats financiers", explique-t-il. "Mais il est clair que nous ne sommes pas complètement immunisés. Nous prévoyons que l’impact soit plus prononcé au deuxième trimestre. Mais il n’y a aucune raison aujourd’hui de modifier les perspectives que nous avons exprimées le 31 mars", ajoute-t-il.

"Avec un rendement en dividende supérieur à 6%, nous continuons d'offrir un rendement très attractif à nos actionnaires."
Guillaume Boutin
CEO de Proximus

En parallèle, Guillaume Boutin assure d’ailleurs que le dividende qui sera ramené à 1,2 euro par action dès l’année prochaine ne devrait plus bouger avant au moins trois ans. "Avec un rendement en dividende supérieur à 6%, nous continuons à offrir un rendement très attractif à nos actionnaires", assure le patron.

Satisfait de l’actionnariat public

Face à l’évolution du cours de Proximus, en baisse depuis le 17 avril, le patron reste assez serein. "Plusieurs éléments entrent en jeu. La crise du coronavirus a évidemment un impact sur le marché dans son ensemble. Le dividende a également été versé fin avril", précise-t-il avant de rappeler le caractère très incertain de la situation actuelle. "Dans cette période de crise sans précédent, il est de toute façon insensé de tirer des conclusions en fonction de l’évolution du cours de l’action au jour le jour." 

"Avoir l'État comme actionnaire de référence n'est absolument pas un obstacle. Au contraire, cela pourrait même être un atout."
Guillaume Boutin

Encore majoritairement détenue par l’État (53% des parts), l’entreprise n’est d’ailleurs pas la plus exposée. Régulièrement remise en question, la large présence étatique dans l’actionnariat ne dérange pas le patron français. "Avoir l’État comme actionnaire de référence n’est absolument pas un obstacle. Au contraire, en ces temps d’investissements d’infrastructure nécessaires pour remettre l’économie sur les rails, cela pourrait même être un atout", précise Guillaume Boutin. "D’un point de vue opérationnel, un récent changement législatif fournit un cadre clair qui garantit l’indépendance du conseil d’administration et permet de prendre des décisions qui sont dans l’intérêt de l’entreprise", explique encore le patron.

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