"Avec Proximus, le pire est désormais derrière nous"

Sous la houlette de son nouveau CEO, Proximus entend se hisser en tant qu'opérateur de référence en Europe. ©Photo News

Comme plusieurs brokers avant lui, depuis la présentation du plan stratégique de Proximus, Berenberg a sorti la valeur de sa liste des actions à vendre. Il estime que le pire est passé pour le groupe de télécoms.

Il y a maintenant une bonne quinzaine de jours, Guillaume Boutin le nouveau CEO de Proximus levait le voile sur les grandes lignes stratégiques qui devront guider le groupe dans les années à venir. Objectif: devenir un opérateur de référence en Europe.

Sans surprise, Proximus a décidé d’investir massivement afin de déployer la 5G et la fibre optique et faire en sorte que 2,4 millions de foyers soient raccordés à cette dernière d’ici 2025. Jusqu’à cette date, un maximum de 1,3 milliard d’euros seront consacrés chaque année à cette ambition.

Pour alimenter la pompe à cash, pas de secret. Il faudra s’endetter, réduire les dépenses d’exploitation, vendre des actifs et les actionnaires devront se serrer la ceinture. Le dividende sera fixé pendant trois ans à un plancher de 1,20 euro brut contre 1,50 euro pour 2019. Proximus espère renouer avec une croissance rentable d’ici 2022.

Signes encourageants

Dans l'ensemble, on peut dire que ce plan a été accueilli sobrement par le marché. Si depuis fin mars l’action n’a guère montré de velléité haussière elle n’a pas non plus reflué en bourse. La stabilité reste de mise ces dernières semaines avec toujours une chute de près de 18% depuis le début d’année.

"Nous considérons la mise en œuvre [de ce plan, NDLR] comme le risque principal et nous surveillerons donc de près les performances de la société au regard de ses plans stratégiques."
Berenberg

Signes encourageants, plusieurs brokers qui avaient placé Proximus dans leur liste d’actions à vendre ont revu, depuis lors, leur approche et ont adopté un position plus neutre. C’est le cas de Citi, Barclays, Deutsche Bank et KBC Securities.

Berenberg a rejoint le club aujourd’hui tout en relevant son objectif de cours à 19,4 euros contre 17,5 euros avant. Le broker estime que le pire est désormais derrière nous. Afin de contrer la pression concurrentielle du marché, Proximus s’est engagé dans une phase d'investissement nécessaire, au cours de laquelle la direction va accroître les investissements de 300 millions d’euros par an et réduire son dividende brut annuel de 20%, résume Berenberg.

Risque principal

19,40
euros
Berenberg a relevé son objectif de cours sur Proximus à 19,4 euros contre 17,5 euros avant.

Mais la partie n’est pas encore gagnée. "Nous considérons la mise en œuvre [de ce plan, NDLR] comme le risque principal et nous surveillerons donc de près les performances de la société au regard de ses plans stratégiques."

Pour le premier trimestre, Berenberg s’attend à la poursuite de la baisse des revenus du groupe télécoms. Au niveau domestique, il anticipe une contraction de 2,6% hors terminaux et une baisse de l’Ebitda de 1,5%. Proximus publiera ses résultats le 30 avril, le même jour que son concurrent Telenet .

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