Belgacom/Bellens: la controverse enfle

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L'avenir de Didier Bellens chez Belgacom continue de susciter de vives réactions. Le conseil des ministres de jeudi devrait décider de son sort.

Les dernières déclarations de Didier Bellens à propos du rôle de l’État belge comme actionnaire de Belgacom ont continué de scandaliser le monde politique. Dans ce "concert des loups", le sénateur libéral Armand De Decker apporte un peu de nuance. "Je pense qu’il n’est pas normal que le monde politique traite Didier Bellens comme un haut fonctionnaire nommé par l’État, a-t-il déclaré. Il est le CEO d’une entreprise et à ce titre, il est responsable devant son conseil d’administration et ses actionnaires. C’est-à-dire l’État, mais aussi les 47% d’actionnaires minoritaires." Et de renchérir: "Je n’aimerais pas que Didier Bellens soit ensuite engagé par Carlos Slim ou par un grand groupe de télécoms asiatique ou américain…"

A savoir

Qui pourrait succéder à Didier bellens s'il était écarté de Belgacom? Retrouvez ici les candidats potentiels.

Le président du cdH, Benoît Lutgen, s’est voulu circonstancié, sans pour autant prendre position sur l’option d’un départ forcé de Didier Bellens. "Je suis pour des sanctions, par rapport à des faits… Sur le plan de la forme, il y a eu une faute." Lutgen s’est prononcé "contre un parachute doré pour quelqu’un qui donne parfois l’impression de préparer sa sortie, c’est le moins que l’on puisse dire."

Quant à la présidente de l’Open VLD, Gwendoline Rutten, elle insiste sur l’importance de "dépolitiser" la nomination du successeur de Bellens. "Nous devosn tirer des leçons des fautes passées. Nous ne voulons pas de situation ‘à la SNCB’. Belgacom est une société privée qui opère sur les marchés."

Pour rappel, le Premier ministre Elio Di Rupo avait annoncé vendredi que le sort du patron de Belgacom, Didier Bellens, serait tranché ce jeudi à l'occasion du conseil des ministres.

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