Belgacom peine à maîtriser le hacking

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A la mi-octobre, Belgacom avait signalé des irrégularités sur un routeur, dans sa division BICS (Belgacom International Carrier Services). Mais la contamination se serait depuis lors propagée et de nombreux routeurs seraient contaminés. Pourtant, Belgacom ne ménage pas ses efforts pour éliminer ce malware. Mais cela est si complexe que même les experts étrangers restent perplexes.

En octobre, Belgacom admettait que sa filiale BICS (Belgacom International Carrier Services) avait découvert des "irrégularités" sur un de ses routeurs. Mais la contamination se serait entre-temps propagée à plusieurs routeurs, malgré les efforts du groupe pour maîtriser le logiciel intrus. Les experts internationaux appelés à la rescousse n'arrivent pas à éradiquer le malware, selon De Tijd.

Cette affaire d'espionnage remonte à la mi-septembre, lorsque la presse a eu vent d'un premier "malware" apparemment maîtrisé. On parlait alors d'un programme transmis par un réseau informatique interne et qui ne touchait que 124 ordinateurs sur un total de 26.600. Seul le système interne semblait touché et non le réseau mobile pour les clients de l'opérateur.
Mais très vite, des documents ont montré que les services britanniques de renseignement avaient été introduits via Bics, qui livre ses services à plus de 700 opérateurs télécoms et est le numéro quatre mondial sur ce segment d'activité.

Jan Margot, porte-parole de Belgacom, tempère. Selon lui, les routeurs de Belgacom ne sont pas contaminés. "C'est ce qu'ont montré nos tests. Mais dans BICS, nous continuons notre plan d'action pour isoler et nettoyer nos routeurs des résidus de ce hacking. Ça prend du temps. Mais cela suit son cours. Nous partageons nos informations avec les instances concernées afin que les autres opérateurs télécoms puissent en tirer des leçons; nous-mêmes avons déjà beaucoup appris de cette affaire et avons encore renforcé notre système."

Pour rappel, les documents dévoilés par Edward Snowden avaient révélé que les services de renseignements britanniques s'étaient infiltrés dans la filiale BICS.

 

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