Bientôt la fin du purgatoire pour l’action Proximus?

HSBC conseille désormais d'acheter l'action Proximus qui a chuté de 30% depuis le début de l'année. ©BELGA

Mal aimée des analystes, Proximus a vu son titre perdre 30% de sa valeur en 2020. Aujourd’hui, un broker est passé à l’achat sur la valeur et un autre a relevé son objectif de cours.

Ce n’est pas tous les jours que cela arrive à Proximus . La valeur télécom belge la moins appréciée des analystes vient de recevoir un conseil d’achat dans le chef de HSBC qui maintient toutefois son objectif de cours inchangé à 23 euros. Du coup, en bourse, l’action s'est démarqué ce mercredi matin avec un gain de 1,86% à 18,33 euros dans un marché en net repli.

Il n’en reste pas moins que les vendeurs (au nombre de 8) et ceux qui conseillent de conserver le titre (11) restent largement majoritaires. L’objectif de cours moyen de 20,23 euros n’offre qu’un potentiel de hausse limité à 8% alors qu’à la clôture d’hier, le parcours de l’action se soldait, depuis début janvier, par une chute de 30%.

Orange et Telenet

Bilan annuel de même facture pour Orange Belgique mais ici les analystes financiers recommandent majoritairement de prendre une position (17 sur un total de 24). Avec un target moyen de 21,34 euros, la marge de progression atteint 44%.

Lors de la publication des résultats du deuxième trimestre, le 31 juillet, Berenberg s’attend à constater une aggravation du déclin du chiffre d’affaires.

Telenet , le troisième larron, a lui bien mieux résisté à la crise limitant son repli à 8% environ en 2020. Pour le câblo-opérateur flamand, les brokers sont grosso modo divisés entre acheteurs (9) et attentistes (10). A l’achat sur cette dernière, HSBC vient toutefois de réduire ses ambitions avec un objectif de cours rogné de 2 euros à 45 euros.

Accélération du déclin

Outre HSBC, Proximus a également profité, dans une moindre mesure, d’un coup de pouce de Berenberg ("conserver") qui a majoré sont target à 19,70 euros contre 19,40 euros. Ses analystes estiment toujours que le pire est passé pour l’opérateur historique.

100 millions
euros
Selon Berenberg, la participation de 8,6% que Proximus pourrait céder dans Bics atteindrait 100 millions d'euros.

Lors de la publication des résultats du deuxième trimestre, le 31 juillet, ils s’attendent toutefois à constater une aggravation du déclin du chiffre d’affaires. Pour trois raisons : une baisse du roaming en raison des interdictions de voyage engendrées par le Covid-19, un recul des ventes de téléphones mobiles provoqué par la fermeture des magasins et, enfin, la pression sur les revenus des TIC. Globalement, ils anticipent une baisse des revenus et de l’ebitda domestiques - respectivement de 3,7% et de 3,8%.

Berenberg salue, par ailleurs, l’annonce faite la semaine dernière, d’une cession potentielle d’une petite partie de la participation de Proximus dans sa filiale internationale Bics. La vente envisagée d’un bloc de 8,6% qui ramènerait la participation de l'opérateur à 49% pourrait rapporter 100 millions d’euros évalue le broker. "De quoi aider à alléger la pression sur le financement de la fibre optique."

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