CEO de Belgacom: à la recherche du "juste prix"

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Le comité de rémunération de Belgacom propose une fourchette allant de 900.000 à 1,1 million d’euros. Pour le gouvernement, cela reste excessif. Lauretet Onkelinx s'insurge.

Trouvera-t-on un jour le juste "prix" du CEO chez Belgacom? Alors que les chasseurs de tête de Russel Reynolds épluchent les CV, aucune enveloppe n’a encore été fixée pour le successeur de Didier Bellens.

Une réunion a lieu ce mardi sur le sujet entre Stefaan De Clerck (président de l’entreprise) et Jean-Pascal Labille (ministre des Entreprises publiques). Elle doit servir de base de discussion au gouvernement qui, à terme, devra trancher… Mais sans aucune certitude d’avancement, tant les parties semblent dans l’impasse.

Après plusieurs débats vifs, le comité de rémunération de Belgacom s’est mis d’accord pour proposer une fourchette de salaire comprise entre 900.000 et 1,1 million d’euros pour le futur patron. C’est cette proposition, deux fois inférieure aux émoluments passés de Bellens, que s’en ira défendre Stefaan De Clerck.

Même édulcoré des gourmands "stock-options" que l’opérateur semi-public verse habituellement à ses tops managers (un scénario dévoilé par "La Libre"), le "package" resterait trop élevé aux yeux de l’exécutif fédéral. "Franchement, je vois très mal cela passer", nous souffle une source au sein de la majorité.

Sur Facebook, Laurette Onkelinx "s'oppose fermement" à cette rémunération, et rappelle les règles fixées pour les top managers.

Certes, Belgacom évolue dans un marché parmi les plus concurrentiels à l’échelle européenne. La rémunération de son administrateur délégué devra prendre en compte cette variable, rappellent les uns et les autres sur base des déclarations faites par le gouvernement, le 15 novembre dernier, soit au moment de démettre Didier Bellens.

"Mais 900.000 euros, c’est trois fois le plafond qui a été fixé pour les salaires des dirigeants belges d’entreprises publiques!", calcule-t-on, presque estomaqué, dans les rangs du gouvernement. Jusqu’ici, seule la possibilité de monter à 600.000 euros a été concrètement évoquée.

L’autre astuce pour contourner la difficile barrière du salaire, serait de nommer Dominique Leroy, directrice des affaires résidentielles, à la tête du groupe: la question de sa fiche de paie est déjà réglée.

Sauf que cette piste, favorite des uns, serait loin de faire consensus. Dans les rangs de la majorité toujours, certains soulignent un profil à l’opposé de ce qu’il faut actuellement à Belgacom. "C’est une disciple du marketing. Or l’entreprise a d’abord besoin d’un stratège qui maîtrise les chiffres, au vu de l’évolution et de la consolidation du secteur."

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