Citymesh: "Grâce à ce contrat avec Proximus, on va pouvoir devenir le Mobile Viking du B2B"

Parmi ses clients, Citymesh compte notamment l'aéroport de Zaventem, auquel elle fournit un réseau privé. ©BELGA

En s'associat à Proximus, le brugeois Citymesh pourra vendre ses propres cartes SIM. De quoi l'aider à mieux servir ses clients du monde de l'entreprise.

L'annonce ne parlera pas au grand public. Pourtant, elle a son importance dans le monde des entreprises. Le fournisseur de réseaux sans fil Citymesh, connu pour ses activités B2B, vient de signer un contrat important avec l'opérateur historique Proximus.

A la clé? A compter de 2021, la possibilité pour l'entreprise brugeoise d'offrir à ses clients la continuité des services voix et SMS entre réseaux privé (4G ou 5G) et public.

En clair, leurs employés n'auront plus à recourir à une autre carte SIM pour pouvoir passer des coups de fil ou surfer sur leur mobile hors de leur lieu de travail, où ils disposent généralement d'une tarification spécifique – souvent avantageuse - et d'une sécurisation ad hoc. La transition entre sphères pro et perso, ou dedans/dehors, pourra dès lors se faire sans interruption (ou "seamless", dans le jargon) sur les sites équipés par Citymesh.

En fait, "avec ce contrat, on va pouvoir devenir le Mobile Viking du B2B", se félicite le CEO, Mitch De Geest.

"Nous fournissons les parties qui manqueraient à l'infrastructure télécom de Citymesh"
Proximus, à propos du contrat

En vue de longue date par le fournisseur de réseaux sans fil, ce développement s'inscrit dans la droite ligne de la stratégie de croissance de la société: à savoir devenir un acteur de référence sur un marché où tous les grands sont eux aussi actifs.

C'est d'ailleurs en ce sens que l'entreprise, fondée en 2006, avait eu le nez fin il y a cinq ans et obtenu l'une des bandes de fréquence destinées à accueillir la 5G - les prochaines enchères devraient avoir lieu en 2021 -, avant de réitérer en mai sur la 4G.

Le deal entre Proximus et Citymesh est ce qu'on appelle un contrat "Light MVNO". En clair, "nous fournissons les parties qui manqueraient à leur infrastructure télécom", résume Proximus, quand Citymesh, de son côté, n'a ainsi plus qu'à se concentrer sur la relation client: vente, service client, marketing… Et ce, sans devoir supporter les coûts inhérents à ladite infrastructure.

Quelles seront les conséquences financières du contrat pour Proximus, qui voit ses revenus de gros ("wholesale") diminuer ces dernières années sous l'effet de la pression régulatoire? Aucun chiffre n'a filtré. Mais il est clair que l'impact sera limité, alors que l'opérateur vise la croissance dans le domaine, entend-on.

5
MVNO
Proximus compte désormais cinq opérateurs de réseau mobile virtuels tirant parti de son réseau.

Au total, Proximus dénombre aujourd'hui une demi-dizaine de MVNO (pour "opérateur de réseau mobile virtuel") sur son réseau, aussi bien actifs sur le marché des entreprises que des particuliers.

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