De Clerck, renouvelé à la tête du CA, confirme la position de Proximus sur la 5G

Stefaan De Clerck rempile pour deux années à la présidence du conseil d'administration de Proximus. ©Photo News

Lors de l’assemblée générale de Proximus, Stefaan De Clerck a réaffirmé la volonté de Proximus de se lancer dans la 5G. Il répond ainsi indirectement aux communes s’étant opposées au déploiement du nouveau réseau sur leur territoire.

Deux semaines après la présentation de son plan stratégique, Proximus était à nouveau l’objet de l’attention, cette fois à l’occasion de son assemblée générale. Pour la toute première fois de son histoire, le rendez-vous s’est fait uniquement en numérique, via une diffusion streaming. Avant les traditionnels votes, les dirigeants ont rappelé les grandes lignes de la présentation du 31 mars de Guillaume Boutin. Rien de très neuf à signaler si ce n’est une réponse indirecte envoyée par Stefaan De Clerck, le président du conseil d’administration aux récentes critiques sur les premiers déploiements de la 5G en Belgique. Plusieurs communes, dont Ottignies, ont entamé des démarches (ou vont le faire) pour suspendre le déploiement dans leur localité.

"La 5G peut améliorer nos vies. Nous reconnaissons et assumons notre responsabilité sociale d’appliquer un principe de précaution."
Stefaan De Clerck
Président du CA de Proximus

Sans évoquer directement ces annonces, Stefaan De Clerck a confirmé la position de son groupe. "La 5G peut améliorer nos vies. Cela ne signifie pas que tout le monde doit être constamment connecté. Nous reconnaissons et assumons notre responsabilité sociale d’appliquer un principe de précaution", a-t-il expliqué.

"Nous suivons l’impact des ondes sur la santé depuis le déploiement de la 2G. 30.000 études ont été menées sur le sujet durant trente ans. Aucune n’a révélé d’impact concret. Nous suivons toutes les régulations en place et nous nous basons sur l’avis de référence mondial comme l’OMS. L’Organisation recommande une émission maximale par antenne de 41 V/m. En Belgique, ces normes sont beaucoup plus exigeantes. Nous restons attentifs et vigilants", a expliqué le président du CA.

Boutin mieux payé que Leroy

Le président est également revenu sur la question de la rémunération du nouveau CEO. Celle-ci s’élève à 500.000 euros par an et est accompagnée d’incitants à court et long terme. Une nouveauté, Dominique Leroy ne bénéficiait pas d’une telle condition à long terme. Les votes du jour ont aussi permis à quatre administrateurs proposés par l’État le renouvellement de leur poste dont le mandat arrivait à échéance. C’était notamment le cas de Stefaan De Clerck qui rempile, comme les autres, pour deux années supplémentaires. C’est donc moins que les quatre ans habituels. "L’intérêt est de permettre à l’État, s’il le souhaite, de proposer plus rapidement de nouveaux administrateurs", a justifié le président.

Face à la crise du coronavirus, le groupe a également précisé que des mesures spécifiques allaient être mises en place. Les PME pourront obtenir une note de crédit d’un mois pour leur facture du mois d’avril. Le dividende à 1,5 euro a également été confirmé. Le solde d’un euro par action encore à payer sera versé le 24 avril. Dès l’année prochaine, le dividende passera à 1,2 euro par action.

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