Des anciens dirigeants de Deutsche Telekom inquiétés par la justice

Un procès contre les responsables présumés d'écoutes téléphoniques menées par le groupe allemand de télécommunications Deutsche Telekom s'est ouvert ce vendredi à Bonn. Il pourrait conduire à une nouvelle enquête contre d'anciens dirigeants de la société.

En 2008 le numéro un européen des telecoms avait reconnu des pratiques d'espionnage de données téléphoniques entre 2005 et 2006. L'objectif de cette surveillance visant principalement des membres du conseil de surveillance et des journalistes était de trouver l'origine de fuites dans la presse.

L'ancien chef de la sécurité du groupe, un des salariés de son service, un salarié de la division de téléphonie mobile T-Mobile et le patron d'une société berlinoise de services informatiques sont accusés d'avoir contrevenu à la loi sur la protection des données.

Les poursuites avaient été abandonnées en juin contre le patron de Deutsche Telekom à l'époque des faits, Kai-Uwe Ricke, et l'ancien président du conseil de surveillance Klaus Zumwinkel.

Mais le principal accusé, l'ancien chef des services de sécurité Klaus T., tout en reconnaissant largement les faits au cours de l'audience de vendredi, a accablé Ricke, évoquant une conversation à huis clos avec lui sur les pratiques d'espionnage.

Le procureur de Bonn, Ulrich Kleuser, a annoncé un examen approfondi de ces nouvelles informations, qui pourraient "conduire à une nouvelle appréciation juridique" de la responsabilité de l'ex-patron.

MM. Ricke et Zumwinkel seront tous les deux appelés à témoigner au procès le mois prochain. Le tribunal a prévu pour le moment 12 audiences d'ici à fin octobre.

L'accusé Klaus T. a assuré ne pas avoir agi "pour nuire à quiconque" mais dans l'intérêt de son employeur.

 

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