Des fonds pourraient entrer au capital de Nokia Siemens

Rajiv Suri, CEO de Nokia Siemens Networks ©via Bloomberg

Nokia Siemens Networks, l'entreprise conjointe active dans l'entretien de réseaux de téléphonie mobile, discute avec plusieurs interlocuteurs de la possibilité d'une injection de capital. Le groupe technologique chercherait au moins un milliard de dollars. Plusieurs sociétés de capital-investissement, parmi lesquelles figurent Blackstone et TPG Capital, seraient disposées à prendre une participation.

Plusieurs sociétés de capital-investissement, parmi lesquelles figurent Blackstone  et TPG Capital, envisagent de prendre une participation dans Nokia Siemens Networks. Les différents projets ne sont encore qu'à un stade préliminaire, précise une source proche du dossier.
 
Le Wall Street Journal avait rapporté l'information vendredi, en évoquant une prise de participation minoritaire susceptible de représenter un investissement d'un milliard de dollars (766 millions d'euros).  Le quotidien citait cinq sociétés de capital-investissement (Blackstone, KKR, TPG, Bain Capital et Silver Lake Partners) envisageant de prendre une participation dans Nokia Siemens Networks (NSN), filiale commune à Nokia et Siemens  spécialisée dans les équipements de réseaux.

Nokia et les groupes de placement privé cités par le Wall Street Journal ont refusé de commenter l'information ou n'ont pu être joints dans l'immédiat.

NSN a conclu le mois dernier le rachat des activités d'équipements de réseaux de Motorola pour 1,2 milliard de dollars afin de se renforcer aux Etats-Unis, où il ne réalise pour l'instant que 6% de son chiffre d'affaires. La société a par ailleurs récemment remporté un contrat de plus de sept milliards de dollars sur huit ans avec un opérateur alternatif américain, LightSquared, pour construire un réseau mobile à haut débit.

Reste à savoir dans quel délai les investisseurs potentiels seraient disposés à entrer dans le capital de Nokia Siemens. La plupart des fonds de private equity souhaitent en effet avoir un contrôle intégral de la société dans laquelle ils investissent. Dans ce cas-ci, il leur faudrait cohabiter avec Siemens et Nokia, qui possèdent actuellement chacun 50% des parts de la joint venture.

Mais selon le Wall Street Journal, il est possible qu'un des deux groupes technologiques retire ses billes. Le but ultime de l'opération serait en effet de faire entrer Nokia Siemens Networks en Bourse d'ici quelques années. Tant Nokia que Siemens aurait déjà envisagé de céder sa participation à ce moment.

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