Didier Bellens: 10 ans, et puis la "chasse à courre"

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Didier Bellens revient sur son parcours chez Belgacom, les succès et les ratés, mais ne s'étend pas sur son avenir ni sur une éventuelle action en justice.

Pour la première fois depuis sa révocation, sans indemnités, par le conseil des ministres du 15 novembre, Didier Bellens, revient, dans "Le Soir", sur ses dix années à la tête de Belgacom."On vient de tailler un costume, mais derrière le costume, il y a un homme... qui a mené la barque pendant 10 ans."

• Bilan global de ses 10 ans à la tête de Belgacom. "Il y a deux choses", explique Didier Bellens, rappelant en gros les bonnes performances de l'opérateur historique belge. "Et puis il y a les récents événements repris en long et en large par De Morgen"... et d'évoquer l'affaire Immobel, relevant que "tout le monde, et surtout deux audits, ont confirmé qu'il n'y avait rien à trouver sur cette affaire." Didier Bellens évoque ainsi le sentiment amer que lui laisse cette histoire. "Je ne dis pas que j'attendais des mea culpa, tout le monde a droit à l'erreur, mais quand ça touche des gens dans de telles proportions, c'est assez déprimant de voir à quelle vitesse on est passé à autre chose. Cela crée une atmosphère, un sentiment de chasse à courre."

• Sur les ratés. Didier Bellens revient dans l'interview accordée au Soir sur le partenariat avec Onlive, une entreprise de cloud gaming dont Belgacom détient 2,6% des parts. "OnLive, ça nous a coûté quelques millions, mais ils ont été rapidement absorbés par le cash-flow de la société."

• Sur les succès. "La performance globale de l'entreprise, comparée à ses pairs européens. Sur ce plan, nous sommes tout bons."

• Le raté qui serait un succès. Quant il s'agit d'évoquer Apple, qui a finalement signé le contrat pour les iPhone en Belgique avec Mobistar et non avec Belgacom, Didier Bellens voit cela, in fine, comme un succès. Il rappelle les contraintes posées par la marque à la pomme: "Les exigences étaient sévères", "nous devions aussi assurer seuls les frais de marketing", "c'était nous mettre en position monopolistique au service d'Apple"... Et l'ex-homme fort de Belgacom préfère voir ce contrat raté comme une réussite: "L'épisode Apple est un autre succès de Belgacom", dit-il ainsi. Et il explique qu'"on constate que même si on (Belgacom, NDLR) ne vend pas d'Apple, on retrouve nos parts de marché sur le nombre d'appareils Apple connectés au réseau Belgacom. Nous n'avons pas pris le risque et nous avons conservé notre liberté"...

• Sur un éventuel recours en justice suite à sa révocation sans indemnités. "Vous notez vous-même qu'il y a peut-être quelque chose à faire", ironise Didier Bellens en réponse au journaliste du Soir qui l'interroge sur ses intentions quant à un éventuel recours en justice. Et il ajoute "s'il y a quelque chose à faire, ce sera fait, c'est tout ce que je peux vous dire".

 

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