Didier Bellens et Edmée De Groeve en correctionnelle?

©Photo News

L'ex-CEO de Belgacom et la "super administratrice" du PS sont lourdement accusés par la justice montoise.

Le parquet de Mons a bouclé sa longue enquête sur les rapports entre l’ex-patron de Belgacom, Didier Bellens, et l’ancienne "super-administratrice" du PS, Edmée De Groeve. Selon nos informations, les conclusions ont été signées et déposées au greffe. Et c’est un coup de tonnerre politico-judiciaire puisque le parquet demande à la chambre du conseil le renvoi de cinq personnes devant le tribunal correctionnel — les exposant dès lors à des sanctions pénales: Didier Bellens, mais également son ex-bras droit chez Belgacom, Pierre-Eric Evrard, écopent du chef d’inculpation de trafic d’influence.

Edmée De Groeve, sa fille Elke Maes ainsi qu’un architecte en charge du projet immobilier incriminé écopent des chefs d’inculpation de trafic d’influence, de faux en écriture et d’abus de biens sociaux.

 

Selon le parquet de Mons, Didier Bellens et Pierre-Eric Evrard ont bel et bien cédé un immeuble montois détenu par Belgacom à un prix inférieur au prix du marché, en échange du soutien de De Groeve et de la mise à disposition de ses appuis politiques pour la reconduction de Bellens à la tête de Belgacom en 2009. Pour rappel, Edmée De Groeve est l’ex-présidente de la SNCB, de l’aéroport de Charleroi et de la Loterie nationale. À chaque fois, elle a été désignée par le PS pour siéger à ces postes. Proche d’Elio Di Rupo, elle a été son professeur de néerlandais. Politiquement, un grand déballage de la part d’un Didier Bellens, qui s’est fait débarquer de Belgacom, n’est donc pas à exclure.

La chambre du conseil doit se prononcer dans les mois à venir sur la requête du parquet, qui se refuse à tout commentaire.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés