Dominique Leroy déjà approchée en juin par KPN

©BELGA

Selon une source haut placée chez KPN citée par un journal néerlandais, l'opérateur télécom avait fait une première tentative d'approche envers Dominique Leroy, alors CEO de Proximus, en juin dernier.

Selon le journal néerlandais NRC, KPN avait déjà approché Dominique Leroy, désormais ex-CEO de Proximus , en juin dernier afin de lui proposer la direction l’opérateur téléphonique néerlandais. Elle n’avait pas répondu à ces sollicitations dans un premier temps.

Nous l’avons approchée pour la première fois fin juin. Elle nous a répondu qu’elle devait y réfléchir. Il y a eu une rencontre fin juillet avec un large éventail de sujets.
Une source chez KPN

Lorsque, quelques semaines plus tard, KPN est revenu à l’attaque, elle a finalement répondu à l’invitation. Un entretien s’est tenu fin juillet.

La chronologie de ces événements est importante dans la mesure où Dominique Leroy fait l’objet d’une enquête pour délit d’initié en Belgique. Il s’agit plus précisément de la vente, le 1er août, d’un paquet de titres Proximus pour un montant de plus de 285.000 euros.

"Nous l’avons approchée pour la première fois fin juin", a indiqué une source haut placée chez KPN au journal batave. "Elle nous a répondu qu’elle devait y réfléchir. Il y a eu une rencontre fin juillet avec un large éventail de sujets comme sa vision du leadership ou comment elle percevait une société comme KPN."

Réticences aux Pays-Bas

Dans un communiqué publié début septembre, Dominique Leroy  s’est justifiée en précisant qu’un CEO d’une entreprise cotée ne peut pas vendre des actions quand il veut. Il existe des périodes d’interdiction. "Cela faisait déjà plusieurs mois que j’avais l’intention de vendre mes actions mais cela m’était interdit. Après la publication des résultats du deuxième trimestre, le 1er août 2019 était la première date à laquelle de nouvelles transactions m’étaient autorisées."

Dernièrement, Paul Koster, le directeur et porte-parole de VEB, une association de défense des droits des actionnaires, a estimé que KPN ne devrait pas débuter sa collaboration avec Dominique Leroy tant que la situation actuelle n'avait pas été résolue. "Il est important que le nouveau CEO, après le départ inattendu du précédent, ne soit pas distrait par des problèmes juridiques", a-t-il déclaré.


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