Dominique Leroy quitte Proximus le 20 septembre. Et alors?

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Le départ anticipé de Dominique Leroy de la direction de Proximus aura-t-il un éventuel impact sur le plan de transformation ou les négociations avec les syndicats? À la CGSP, on parle tout au plus d'un retour à plus de sérénité, mais sans que tous les problèmes soient réglés.

L'annonce est tombée ce week-end. Dominique Leroy avance son départ de la tête de l'opérateur Telecom, Proximus . Celle qui devait initialement quitter la Belgique pour les Pays-Bas le 1er décembre, quittera finalement son poste le 20 septembre prochain.

Il faut qu'on avance, or il était impossible de commencer une conciliation avec Dominique Leroy.
Laurent Malengreau
CGSP

Son départ immédiat était réclamé par le corps syndical depuis qu'elle avait annoncé qu'elle passait chez KPN . La semaine dernière, des membres du personnel avaient entamé spontanément des débrayages un peu partout dans le pays.

Un climat plus serein

Pour les syndicats, le retrait fin de cette semaine, de Dominique Leroy permettra de ramener un climat plus serein au sein de l'entreprise. "Le plan est toujours là et l'angoisse est énorme au sein du personnel. Il faut qu'on avance, or il était impossible de commencer une conciliation avec Dominique Leroy", explique Laurent Malengreau de la CGSP.

L'impossibilité résidait notamment dans le fait que le personnel ne comprenait pas pourquoi il y avait deux pratiques dans la société, à savoir que lorsqu'un membre du personnel quitte Proximus pour la concurrence, c'est avec effet immédiat; quand il s'agit de la CEO, elle peut rester quelques mois à son poste.

Pour les syndicats, le départ de Dominique Leroy permettra d'enfin commencer à discuter du plan de transformation et des 1.900 suppressions de postes cumulées à une vague d'engagement attendue.

Une absente critiquée 

Certes Dominique Leroy n'était pas à la table des négociations. Un reproche que lui avaient fait les syndicats. "A la CGSP, je négocie pour Proximus, IBPT, skeyes et BAC (Brussels Airport Company, NDLR). Nous avons toujours les CEO en face de nous. Ce n'est jamais le cas chez Proximus. Nous avons dû insister pour au moins discuter du plan d'avenir avec Dominique Leroy", explique le syndicaliste socialiste.   

C'étaient donc la responsable financière et la directrice des ressources humaines qui étaient envoyées au front. Néanmoins, de voix syndicale, on affirme que Dominique Leroy tirait les ficelles en coulisses.

Un boulier compteur

Sandrine Dufour est un vrai boulier compteur et quand elle est face à nous, ce sont ses assistants qui répondent, car elle ne connaît pas le dossier.

Et donc que va changer son départ? Outre de vraies discussions, les syndicats vont aussi devoir faire face à son successeur ad interim: la CFO Sandrine Dufour. Une nouvelle guère réjouissante.

"Quand on voit qu'elle vient de SFR et comment s'est passée la restructuration là-bas...", lance Laurent Malengreau. Il ajoute: "C'est un vrai boulier compteur et quand elle est face à nous, ce sont ses assistants qui répondent, car elle ne connaît pas le dossier."  Pour le syndicaliste, d'autres membres du comité exécutif auraient été plus aptes à reprendre l'intérim.

Après une première réunion avec un médiateur, qui a eu lieu la semaine dernière, une nouvelle rencontre est prévue mardi.

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