interview

Duco Sickinghe, président de KPN: " La rémunération de notre CEO n'a pas les mêmes limites qu'en Belgique"

Duco Sickinghe ©Dieter Telemans

Le siège de CEO chez KPN était vacant après le départ soudain du prédécesseur de Dominique Leroy. "Elle est très polyvalente", déclare à L'Echo Duco Sickinghe (ex-Telenet), président de KPN.

Depuis quand Leroy est sur votre radar?
Après que Maximo Ibarra a annoncé son départ, nous avons établi un profil sur la base des contributions de toutes les sections de l'entreprise. Leroy possède l'expérience nécessaire à la tête d'un opérateur télécom. Chez Proximus, elle a commencé à déployer la fibre optique, un thème important pour nous aussi, et a annoncé un plan de transformation numérique. Elle connaît bien l'industrie, mais elle est aussi très polyvalente: elle est, par exemple, également membre du conseil d'administration d'Ahold Delhaize...

Leroy a commencé à assainir Proximus. Est-ce qu'elle doit faire la même chose chez vous?
Chez KPN, des restructurations ont déjà eu lieu ces dernières années, dans différents départements. Nous sommes un précurseur dans le domaine social. Mais il reste encore du travail à faire dans l'application de toutes sortes de technologies numériques, tant dans les processus internes que dans le contact avec le client.

"Des messages de colère de la Belgique? J'ai déjà vu des WhatsApp's passer, oui."

Comme la Belgique, les Pays-Bas connaissent des retards dans le déploiement de la 5G. Leroy devra-t-elle convaincre le monde politique pour trouver une solution?
Aux Pays-Bas, contrairement à la Belgique, il existe un consensus sur la 5G. Il est vrai qu'une station satellitaire des services de renseignement néerlandais occupe encore pour l'instant la bande de fréquences de 3,5 GHz, qui est nécessaire pour la 5G. Mais les politiques cherchent activement des solutions à cet égard.

Dans quelle mesure s'agit-il d'une question salariale? Leroy fait un bon coup financièrement.
Il est vrai que la rémunération d'un CEO de KPN n'a pas les limites que vous connaissez en Belgique. Mais le package salarial de Leroy s'inscrira dans l'échelle salariale de KPN.

En tant qu'ancien CEO de Telenet, vous avez également un lien avec les télécoms belges. Avez-vous reçu des messages de colère de la Belgique?
J'ai déjà vu des WhatsApp's passer, oui. (rires)

Notre dossier sur la démission de Dominique Leroy

La patronne de Proximus a créé la surprise en annonçant sa démission. Qui est réellement cette femme d'affaires qui avait repris les rênes de l'opérateur télécom en 2014? Qui pour lui succéder? Pourquoi un tel choix? L'Echo décortique les tenants et aboutissants de son départ.

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