Ericsson et Nokia seront les partenaires 5G de Proximus

Proximus a choisi de travailler avec deux fournisseurs européens pour le déploiement de son réseau 5G. ©Photo News

Proximus a fait son choix de fournisseurs pour le déploiement de son réseau 5G. Selon nos sources, il s'agit du suédois Ericsson et du finlandais Nokia. Orange a opté pour Nokia.

Ce sera donc Ericsson et Nokia. Après des mois d’attente, Proximus s’est donc choisi non pas un mais deux fournisseurs pour le déploiement de son futur réseau 5G. Si l’opérateur a mis pas mal de temps à poser son choix final, la shortlist des différents prétendants était, en revanche, connue depuis des mois.

Le cœur du réseau sera géré par Ericsson tandis que Nokia prendra à sa charge le déploiement des antennes.

De son côté, Orange annonce, dans un communiqué, avoir opté pour Nokia "pour renouveler progressivement son réseau radio mobile 2G/3G/4G existant et pour le déploiement de la 5G". "Dans un premier temps, le réseau radio 5G d’Orange Belgium sera connecté à son cœur de réseau existant, fourni par Ericsson et déjà capable de fonctionner avec l’infrastructure radio 5G en mode NSA."

ZTE hors course

La lutte se faisait entre les deux Européens ainsi que deux Chinois: ZTE, le partenaire de Telenet, et, surtout, Huawei qui travaille avec Proximus et Orange depuis déjà plusieurs années.

Proximus a donc finalement décidé de ne pas totalement trancher et de travailler avec les deux fournisseurs du Vieux Continent. Selon nos confrères du Tijd, le cœur du réseau sera ainsi géré par Ericsson tandis que Nokia prendra à sa charge le déploiement des antennes. Même si un seul fournisseur était attendu, multiplier les partenaires n’est pas si rare dans le secteur.

80%
des contrats
À l’heure actuelle, près de 80% des contrats signés à travers le monde pour le déploiement de la 5G sont dans les mains de Nokia et d'Ericsson.

En France, Orange avait déjà décidé, en janvier dernier, de travailler de la même façon. Travailler avec plusieurs fournisseurs est d’ailleurs une recommandation de l’Europe. Ne pas se limiter à un seul partenaire permet d’éviter une trop grosse dépendance à un seul et même acteur.

Un temps devancés aux niveau technologique, les fournisseurs européens ont largement refait leur retard sur la nouvelle technologie. Les contrats signés chez nos voisins prouvent d’ailleurs que le Suédois et le Finlandais n’ont rien à envier à ce qui se fait du côté de l’Asie. Alors qu’Ericsson se chargera des déploiements de Vodafone en Grande-Bretagne et de Swisscom en Suisse, Nokia a annoncé, il y a une grosse semaine, un accord avec le Britannique BT.

Merci Trump

À l’heure actuelle, près de 80% des contrats signés à travers le monde pour le déploiement de la 5G sont dans les mains des deux fournisseurs. Ils peuvent toutefois remercier en partie les États-Unis. En accusant depuis deux ans Huawei d’espionnage, le gouvernement de Donald Trump a suscité l’inquiétude et la réserve des pays européens par rapport à l’entreprise de Shenzhen.

L’accord signé met donc fin à l’un des plus gros contrats de Huawei en Belgique.

Durant l’été, le désormais ex-ministre Philippe De Backer a finalement tranché sur la position de la Belgique sur ce sujet sensible: les opérateurs considérés comme à haut risque ne seront plus vraiment les bienvenus. Ils pourront toujours travailler chez nous, mais uniquement en bout de réseau, où les risques d’espionnage sont les plus faibles, et seulement sur 35% du réseau.

Les zones à risque, comme les ambassades et le port d’Anvers, leur seront interdites. Sans jamais avoir été cité de manière claire, Huawei fait évidemment partie des indésirables. L’accord signé met donc fin à l’un des plus gros contrats de Huawei en Belgique.

Pour l’heure, aucune indication ne nous est parvenue sur les montants du contrat signé. Le déploiement d’un nouveau réseau se fait en général sur une petite dizaine d’années et les contrats signés se chiffrent en centaines de millions d’euros.

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